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1 Permis de conduire:attente ou pas ? le Mer 23 Juil - 19:54

Francoli

Envoyé spécial
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Au hasard des rencontres, dimanche dernier, au Festival du Muscat, nous nous sommes laissé dire par un jeune qui venait d'avoir son permis de conduire, ici à Frontignan, que lorsqu'on le rate la première fois, il faut attendre des mois pour le repasser(7 mois, minimum?) d'où problème pour ceux dont l'obtention de ce permis est parfois vitale, surtout s'ils sont jeunes. Lequel semblait dire qu'il y avait problème. Mais pas forcément local puisqu'au niveau national, chacun sait que par manque d'inspecteurs, cela provoque de telles attentes.
Or, cet après-midi, au hasard des rencontres, de nouveau, j'ai appris que sur Montpellier (ou Palavas), un brave conducteur avait enfin obtenu son permis....la quatrième fois....en 3 mois ! D'où mon étonnement. Et la réponse de cet homme: ça dépend des autos-écoles. Certaines sont (seraient) plus "cotées que d'autres et paieraient même pour faire passer les élèves plus vite!!!!!Qui croire? Le résultat est là:il y en a qui attendent et d'autres qui passent plus vite et...plusieurs fois. Tant mieux pour eux. Tant pis pour les autres. Mais peut-être y-a-t-il un petit mystère à éclaircir?

ORKAAN

Nouveau membre
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L'épreuve est décriée par tous. Son attribution, son coût, mais aussi les interminables délais d'attente pour la passer exaspèrent.

« UN PRODUIT de luxe », ce sont les mots qui viennent à l'esprit de Clara E. pour définir son permis de conduire. « Ca m'a coûté 1 700 euros, soit un mois de salaire !, se désole la trentenaire. À la fin, j'avais l'impression d'entendre sonner un tiroir-caisse à chaque nouvelle heure de cours. » Soixante heures d'apprentissage ont été nécessaires à la Parisienne pour décrocher son cher papier rose. « La première fois, on m'a poussé à me présenter alors que je ne me ­sentais pas prête, sous prétexte que mon auto-école disposait de places. Les fois suivantes, en re­vanche, j'ai dû attendre plusieurs mois avant de pouvoir me pré­senter. »

L'expérience de Clara n'a rien d'anecdotique. Allongements des délais d'attente pour passer l'examen, prix exorbitants des leçons, le système d'obtention du permis de conduire connaît une crise sans précédent. S'il faut s'armer de patience pour pouvoir se présenter une première fois à l'épreuve pratique, le temps d'attente vire carrément au cauchemar pour les candidats malheureux qui doivent retenter leur chance. « En cas d'échec, c'est de pire en pire, affirme une monitrice. Il faut compter trois à six mois suivant les départements entre deux passages. » Avec un délai moyen de vingt-cinq semaines, l'Essonne décroche, selon nos confrères d'Auto Plus, qui consacre une vaste enquête au sujet, la palme du département le plus lent. Un bonnet d'âne que nuance la Direction départementale de l'équi­pement (DDE) : « Le délai moyen avoisine plutôt les quatre mois », tout en admettant l'existence de « réels problèmes ».

Les files interminables s'expliquent en partie par la pénurie ­chronique d'inspecteurs : les 1 240 fonctionnaires chargés de délivrer le précieux sésame n'ont pas reçu de renfort depuis 2002. « On a créé 450 postes à l'époque. Il faudrait au moins 150 à 300 postes supplémentaires », estime Christian Grolier, secrétaire général du SNICA-FO, principal syndicat d'inspecteurs. Depuis qu'une directive européenne a prolongé la durée de l'examen pratique de treize minutes, un inspecteur ne reçoit plus que 12 candidats par jour au lieu de 20 auparavant. Sans compter qu'en passant sous l'égide des départements les fonctionnaires ont vu croître leurs missions. « Dans l'Essonne, seuls 38 % de leur temps est consacré à l'examen, précise Philippe Malpiece, secrétaire général du CNPA, syndicat d'auto-écoles. Le reste se répartit entre prévention routière et tâches administratives. »

Autre sujet d'inquiétude, le nouveau mode d'attribution des places d'examen. Désormais fondé sur le nombre de candidats ayant réussi leur code plutôt que sur le nombre total d'inscrits, il ne prend plus en compte les postulants malheureux. Lesquels sont de plus en plus nombreux : seule une personne sur deux obtient son examen du premier coup. Presque plus dur que de décrocher le bac ! Par ailleurs, le coût des leçons s'envole. La plupart des auto-écoles offrent des forfaits de vingt heures, sans lien avec la durée réelle de l'apprentissage qui avoisine désormais les trente heures. Suivant les taux de réussite des départements, la facture varie quasiment du simple au double. Mieux vaut passer son permis à Marseille, où le prix des leçons l'année dernière s'élevait à 25 euros de l'heure contre 44 euros à Paris.

Mettre fin au monopole

Des voix s'élèvent pour réclamer une refonte complète du système. Dans un rapport rédigé en 2005, déjà, le député (UMP) Jean-Michel Bertrand avait alerté le gouvernement sur ces aberrations. De toutes parts, l'idée de mettre fin au monopole d'État émerge. Le député (UMP) Jean-Paul Garraud a déposé en 2006 une proposition de loi pour privatiser l'examen de conduite.

Le prin­cipe : instituer une délégation de service public pour confier l'examen à des organismes privés sous le contrôle des inspecteurs. Ce qui se fait déjà en Europe du Nord. L'UNIC (un syndicat d'auto-école) souhaite en outre que ces « intermédiaires » prennent en charge l'examen initial d'évaluation, afin d'éviter « de passer pour de simples marchands de leçons. Le système français est dé­passé, déplore Philippe Colombani, son président. À moins de tout remettre à plat, on ne s'en sortira pas ».

source : le figaro.fr

Français

Membre chevronné
Membre chevronné

Soixante heures d'apprentissage ont été nécessaires à la Parisienne pour décrocher son cher papier rose.


Ceci expliquant peut-etre celà...

Very Happy Very Happy

campestre

Membre actif
Membre actif

Pourquoi ne pas faire comme en Belgique? Seulement là nous avons a faire à une corporation trés forte , par exemple qui aurait du être élu à la chambre de commerce et de l'industrie de Montpellier ? "heureusement "que c'est mon beau fère qui a été élu mais ça n'arrangera pas les candidats a l'examen du permis de conduire .

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