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Un pêkin ordinaire

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1 Un pêkin ordinaire le Dim 23 Mar 2008 - 20:11

jj

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première partie -




La partie qui se joue au Tibet"Informer n'est pas une
liberté pour la presse,
mais un devoir"

21 mars 2008
La partie qui se joue au Tibet


BLEITRACH Danielle

Il semble que la partie qui se joue au Tibet soit pour nous français
partiellement insaisissable ou en tous les cas occultée au profit d’une
mobilisation des affects. L’étonnante déclaration du Dalaï-Lama menaçant
de démissionner a donné lieu à peu de commentaires. Il y a là pourtant une
clé de l’antagonisme. Bernard Kouchner interviewé sur France 2 hier a
lâché « je ferai des pétitions quand je comprendrai ce que veut le Dalaï
Lama ».
D’abord, pourquoi cette démission, selon Raphaël Lioger, directeur de
l’observatoire du religieux et professeur des universités à l’Institut
d’études politiques d’Aix-en Provence interviewé par Libération.
1- UN INTERVIEW INTERESSANT (1)
- Comment comprendre la menace de démission brandie hier par le Dalaï-Lama
?
C’est très subtil, mais elle s’adresse d’abord aux Chinois. Ces derniers
savent que le dalaï-lama, âgé de 72 ans, a une santé fragile. Pékin estime
pouvoir décider de sa succession quand il disparaîtra, en choisissant à sa
guise sa réincarnation. Or si celui-ci décide de lui-même de passer le
flambeau avant son décès, un conseil de dignitaires choisira un jeune et,
à partir de ce moment-là, la Chine repart pour cinquante ans
d’affrontement avec le Tibet. C’est le scénario qui inquiète le plus les
Chinois. Mais cette menace peut être vue aussi comme une adresse aux
Tibétains plus radicaux… Certes, car effectivement la situation de ces
derniers jours semble lui échapper avec ces débordements. Il y a chez lui
l’idée que toute action est forcément non-violente, qu’elle ne doit, en
aucun cas, finir en bain de sang. Sinon, le dalaï-lama s’en sentirait
personnellement responsable, il apparaîtrait comme un traître. Il redoute,
d’ailleurs, que la Chine perde la face, se cabre et, finalement, se pose
en victime.
- Pourquoi le dalaï-lama semble-t-il si modéré dans ses positions ?
Pourquoi n’exploite-t-il pas plus la tribune offerte par les Jeux
olympiques qui démarrent dans moins de cinq mois ?
Mais il profite des JO ! Il a deux revendications qui ne sont pas
anodines. D’abord, il exige une réelle autonomie puisque Pékin ne respecte
plus la coutume de « chapelain-protecteur » qui régissait les relations
entre le Tibet et la Chine depuis le XVIe siècle. Pékin empêche la
pratique religieuse en imposant une « éducation patriotique ». C’est
pourquoi les Tibétains parlent de « génocide culturel ». Deuxième
revendication : le rétablissement des vraies frontières du Tibet, puisque
la Région autonome ne représente, sur les cartes chinoises, qu’une petite
moitié du Tibet traditionnel. Ces demandes sont difficiles à manier pour
la Chine. Pékin aimerait tellement que le dalaï-lama soit radical et prône
l’indépendance. Mais les Chinois n’arrivent pas à faire de lui l’ennemi
qu’ils voudraient qu’il soit. C’est ce que les jeunes générations n’ont
pas compris.
- La division guette-t-elle les Tibétains ?
C’est déjà le cas, notamment, entre les jeunes et les plus âgés qui
respectent leur chef spirituel. Mais si les plus radicaux parviennent à se
contrôler, le dalaï-lama apparaîtra d’autant plus modéré. Et d’autant
moins saisissable pour Pékin. (1)
II -QUELS SONT LES ELEMENTS D’ANALYSE DONT NOUS DISPOSONS ?
Cet interview d’un partisan du Dalaï Lama est très intéressant parce qu’il
nous permet de saisir un peu des réalités de la situation actuelle.
D’abord il permet de préciser un point tout à fait central, celui du
contenu réel de la "revendication culturelle". Il s’agit en effet de
l’éducation et de la santé, traditionnellement assurés par les monastères
(2). Le Parti Communiste Chinois considère que la religion doit être
soumise à l’ordre socialiste. La religion lamaïste est autorisée à la
condition de ne pas être un foyer d’opposition politique. Ce qui bien
évidemment est parfaitement contradictoire avec l’existence d’un
gouvernement de religieux en exil. Pourtant il existe des négociations que
les Chinois actuellement estiment rompues par les événements. J’ai demandé
à un des mes anciens étudiants qui a enseigné en Chine pendant trois ans
et a épousé une Chinoise de compléter mes informations. Il m’a signalé
que, d’après ses chiffres déjà anciens, il y avait au Tibet, en 1999, 2632
médecins, 95 hopitaux municipaux et 770 cliniques. La mortalité infantile
était en 1998 de 3%. L’espérance de vie de 65 ans. Il y avait un
travailleur sanitaire pour chaque 200 habitants. En 1997 avait été
inauguré un hopital moderne à Lhassa. A cette époque là, la scolarisation
des enfants était de 82% et se faisait en chinois et tibétain. Avec
toujours la différence entre zones rurales et urbaines. Les Chinois
nouvellement arrivés étaient des citadins, mais les Tibétains migraient de
plus en plus des campagnes vers les villes. Il m’a également signalé que
pour que la population tibétaine reste plus nombreuse, elle n’avait pas
été soumise à la restriction de l’enfant unique, les familles avaient
droit à trois enfants. (3)

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2 Re: Un pêkin ordinaire le Dim 23 Mar 2008 - 20:13

jj

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deuxième partie -



On voit que la question de la destruction culturelle tibétaine a de
multiples dimensions. Certes il y a, lié au tourisme, une folklorisation
voire une marchandisation que dénoncent les religieux tibétains. Mais cela
se mêle à la volonté par ces derniers de continuer à contrôler santé et
éducation selon les méthodes traditionnelles avec des enseignements
majeurs comme la religion et l’astrologie, ce que refuse Pekin. Toutes
proportions gardées, bien que les analogies soient toujours
préjudiciables, nous sommes devant une bataille pour la laïcité. Toutes
proportions gardées parce qu’il faudrait mieux connaître l’accés réel des
Chinois à l’éducation (4). On sait qu’instituer un véritable système de
protection sociale est un des enjeux actuels du gouvernement chinois.
Une première hypothèse devant l’explication de l’étrange proposition du
Dalaï Lama serait qu’effectivement celui-ci est actuellement débordé par
ses troupes alors qu’il avait envisagé des séries de manifestations non
violentes permettant de pousser l’avantage à l’occasion des jeux
olympiques, et celles-ci ont dégénéré en manifestations racistes et
meurtrières face auxquelles, en Chine même, la colère monte contre lui. Le
Monde faisait état de la manière dont les internautes chinois détournant
la censure débattaient sur les événements du Tibet. Il y avait un fort
courant nationaliste selon ce journal. Même le blogueur que ce journal
considérait comme le plus “indépendant”, qui faisait un appel à
témoignage, expliquait qu’il fallait faire attention à Radio Free Asia
financéé par les Etats-Unis. Il y a au moins une chose sur lequel tout le
monde s’accorde c’est sur le fort sentiment patriotique chinois et le
refus de tout séparatisme.
Une deuxième interprétation qui est celle des autorités chinoises, et que
ne contredit pas du tout cet interview d’un spécialiste, serait une
entente entre le Dalaï Lama et ceux qui sont tout de même encore
aujourd’hui ses bailleurs de fond, les Etats-Unis. Un partage des rôles
conçu de longue date entre le Dalaï Lama modéré et pacificateur, limitant
sa revendication à une « autonomie culturelle » et des éléments radicaux
qui, eux, sèment la violence.
De surcroît, si nous voyons bien les groupes radicaux qui semblent avoir
engagé une lutte violente - non seulement au Tibet mais dans une zone plus
large, celle du grand Tibet autour des monastères - nous mesurons mal les
effets de la transformation touristique et du désenclavement du Tibet. Là
encore, à qui et à quoi avons-nous affaire. Il est difficile de répondre à
cette question. Un autre article bien documenté de Libération du 19 mars
nous présente la réalité suivante :
« En quatre mois, les Chinois ont réussi l’exploit de transformer en route
la piste qui conduit au camp de base de l’Everest. Un investissement de
quelques millions de yuans, une miette dans les 16 milliards (1,45
milliard d’euros) injectés l’an dernier dans l’économie de la « région
autonome du Tibet » qui porte mal son nom. Le chemin de fer Qinghai-Tibet,
avait coûté à lui seul 26 milliards de yuans (2,35 milliards d’euros). Ces
2 000 kilomètres de rails, entre Xining et Lhassa, ont tout changé.
Lhassa, désenclavé, est hérissé de grues et se peuple chaque jour de
nouveaux colons han (chinois), attirés par un taux de croissance qui
rejoint celui de l’est du pays.
Il y a aujourd’hui 200 000 Chinois pour 100 000 autochtones dans la
capitale tibétaine. Les investissements privés, chinois ou internationaux,
auraient fait un bond de 30 %. Le coût des transports, humains ou fret, a
baissé et le tourisme (60 % du PIB tibétain) a explosé, en grande partie
grâce aux Chinois, attirés par ce qu’ils ont perdu chez eux, la beauté
sauvage des paysages et la spiritualité. Des spécialités malheureusement
en baisse chez les Tibétains, irrésistiblement attirés par la société de
consommation. Le revenu annuel moyen aurait grimpé en 2007 à 10 000 yuans
(895 euros), l’équivalent des salaires dans les usines de Canton. Les
supermarchés de Lhassa sont pleins et les monastères se vident sous
l’effet de la répression.
L’engouement pour l’Himalaya chinois, lui, ne se tarit pas. Bientôt sera
inauguré entre Pékin et Lhassa un train cinq étoiles, « le plus luxueux du
monde », avec suites et salles de bains. Le voyage coûtera près de 4 000
euros. Un prolongement de la ligne Qinghai-Tibet est programmé vers
Shikaze, le deuxième centre urbain et la plaque tournante du commerce du
cuivre.

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3 Re: Un pêkin ordinaire le Dim 23 Mar 2008 - 20:15

jj

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fin -




Dans les cinq prochaines années, le gouvernement central envisage
d’investir encore 76 milliards de yuans dans les grands travaux : 180
projets, routes, usines et ouvrages d’art. Rien n’est trop beau pour le
Tibet. Même s’il faut rééditer Tiananmen 1989, la Chine semble prête à
tout pour garder le Tibet. Sa façon de gérer la crise actuelle le prouve.
Le nombre des victimes est nié, les journalistes sont empêchés de
travailler, les médias étrangers censurés, les troupes déployées en masse
autour des zones de conflit. Et la propagande marche à fond. Jusqu’à
présent, les Chinois n’ont vu des émeutes que le saccage des magasins et
les voitures brûlées par des hordes de voyous. Pas une image de véhicule
blindé ou de militaires casqués à Lhassa ou Aba… A l’ère d’Internet, il
faut un gros moral. » (5)
La question qui se pose alors est celle de la popularité, à l’intérieur du
Tibet lui-même, des revendications des indépendantistes. On dit que les
Tibétains de souche ne profitent pas de l’essor économique. Comme je l’ai
noté dés le début, le développement chinois a engendré de formidables
inégalités, encore attisées par la hausse du coût de la vie. Si les
manifestations sur ce sujet ne prennent pas le caractère dramatique du
Tibet, elles existent dans toute la Chine et c’est sans doute le principal
défi auquel est confronté le gouvernement chinois et le sujet de
préoccupation - avec l’environnement - essentiel, tel qu’il est apparu
dans les récents travaux de l’Assemblée Populaire. L’article que nous
venons de citer non seulement montre qu’il y a aujourd’hui à Lhassa
200.000 chinois pour 100.000 autochtones, mais de surcroît le revenu moyen
aurait augmenté. Ce que l’on sait par ailleurs et dont ne parle pas
l’article est que désormais il y a eu équipement de santé et d’école. Il
faudrait une analyse beaucoup plus précise de cette situation. L’article
nous parle d’une jeunesse tibétaine attirée par la société de consommation
et qui déserte les monastères qui n’ont plus le monopole de l’éducation et
des soins de santé.
D’un autre côté la plupart des informations que j’ai pu glaner dans
diverses sources font état d’un double développement inégal, celui que
nous avons vu entre les villes et les campagnes à propos de l’école qui
existe dans toute la Chine et qui est une des préoccupations au titre de
“l’harmonie”du gouvernement chinois. A cause de cette inégalité il y a un
exode rural et afflue dans les villes un prolétariat dont le statut
tranche avec celui des industrieux commerçant han. En gros, toutes les
sources consultées s’entendent sur le fait que le Tibet connaît un boom
économique, provoqué par des investissements centraux massifs, dont
l’exemple type est le chemin de fer, mais les fruits de la croissance
profitent plus aux Hans qu’aux Tibétains. Sur dix yuans dépensés par le
gouvernement régional du Tibet dans son budget, neuf viennent du
gouvernement central, expliquait en juin dernier le président de la région
du Tibet, Qiangba Puncog. Jusqu’en 2010, Pékin prévoit d’investir, chaque
année, 77,8 milliards de yuans (près de 7 milliards d’euros).
Paradoxalement, c’est la volonté de ré-équilibrage avec investissement
massif qui a provoqué ce type de problème. Dans le cadre plus général du
développement de l’Ouest chinois défavorisé, le Tibet a bénéficié d’une
forte croissance, de plus de 12%, entre 2001 et 2006, selon les chiffres
officiels. Le secteur public, qui représente 60% de l’économie, tire
largement cette croissance, avec notamment des salaires plus élevés pour
les fonctionnaires chinois afin de les attirer.
Outre les grands projets d’infrastructures de ces dernières années, comme
le chemin de fer inauguré en 2006, les villes sont les plus concernées par
ce boom, avec le développement du secteur de la construction. A Lhassa,
selon les derniers chiffres officiels de 2005, le revenu annuel est de
10.272 yuans, contre 8.700 yuans pour l’ensemble du Tibet. Cependant, des
experts étrangers n’ont cessé de mettre en garde contre les fortes
inégalités provoquées par cette croissance. “Tout l’argent qui afflue dans
la zone arrive par l’intermédiaire des sociétés chinoises, tout est
contrôlé par des gens de l’extérieur, dans ce contexte, vous avez une
croissance rapide mais la population locale en est privée”, constate
Andrew Fischer, un économiste spécialiste du Tibet, à l’Institut des
Etudes sur le Développement de Londres. “Sur les 10 à 15 dernières années,
cette stratégie économique a produit une inégalité croissante rapide,
beaucoup plus forte que dans le reste de la Chine”, dit-il. Dans les
villes, comme Lhassa ou Shigatse, où se trouvent les opportunités
économiques, “les Chinois dominent la plupart des activités économiques”,
explique le spécialiste.
3- UNE IMPASSE
Ce qui apparaît également, et que j’avais noté dés le début, est l’attaque
des commerçants chinois. J’avais été frappée par le côté "émeutes de Los
Angeles". Les témoignages des touristes confirment effectivement cet
aspect du problème. S’agit-il d’une violence provoquée par de jeunes
radicaux qui dépassent les consignes du Dalaï Lama ? S’agit-il d’une haine
spontanée des laissés-pour-compte envers ceux qu’ils estiment les
bénéficiaires de la croissance ? S’agit-il d’une flambée de haine
nationaliste ? Probablement tout cela à la fois. Mais le fait est que face
à ces événéments, on imagine mal n’importe quel gouvernement n’intervenant
pas. Quelle est la nature de l’intervention ? Ce qui est sûr, c’est que la
Chine ne cédera pas. La question du boycott des jeux olympiques est sans
commune mesure avec l’enjeu de l’intégrité de son territoire et
aujourd’hui le dalaï Lama se rend compte de la nature du bras de fer
engagé. Il est clair que la question de la protection de la population
tibétaine, de sa culture, semble complétement secondaire pour ceux qui ont
engagé ce combat et dont on voit mal l’issue. Ils ne peuvent ignorer que
leur combat, tel qu’il est engagé, ne peut que nuire à ceux qu’ils
prétendent défendre. Que cherchent-ils exactement ?
Donc il faut comprendre le contexte politique avec ses subtilités, ses
interrogations sur le rôle réel du Dalaï Lama, le bras de fer diplomatique
qui se joue entre le gouvernement chinois et ce dernier avec, derrière, un
autre bras de fer : celui de l’occident qui n’ose pas attaquer
frontalement la Chine tant l’imbrication économique et financière rend
périlleuse tout affrontement direct et qui, sur la plan légal
international, n’a aucun droit face à ce qui est une portion du territoire
chinois mais en même temps met en place les conditions d’un « choc de
civilisations » dans l’opinion publique. Peut-être pour monter un scénario
à la kosovar qui paraît mal embouché. Il y a aussi un contexte économique
et social intérieur, celui d’une croissance, d’une transformation
accelérée des mentalités, comme celle que nous avons connu dans les années
soixante, qui reste à analyser. Le tout sur un fond patriotique chinois
qui ne supportera ni l’intrusion étrangère ni une quelconque tentative
séparatiste. D’ailleurs le ton est clair “ce sera une lutte à mort”.
De toute manière, sur le fond, le Dalaï Lama qui, soit par sens politique,
soit par conviction, mesure les limites de l’entreprise, lance une
opéraion de conciliation relayée par tous les médias qui hier jetaient de
l’huile sur le feu, opération y compris relayée par sa sainteté le Pape en
faveur de sa sainteté le grand lama.
Le Premier ministre chinois, Wen Jiabao, s’est cependant déclaré prêt à
discuter avec le Dalaï Lama, a affirmé mercredi son homologue britannique,
qui le recevait à Londres. “Le Premier ministre a dit que, si le Dalaï
Lama respectait deux choses qu’il a déjà affirmées, à savoir qu’il ne
soutient pas l’indépendance totale du Tibet et qu’il renonce à la
violence, il était prêt à entamer un dialogue avec le Dalaï Lama”, selon
Gordon Brown. Ce dernier s’est proposé de servir de go between entre le
Dalaï Lama et le gouvernement chinois. Cela rappelera de bons souvenirs
aux Chinois puisqu’on se souvient qu’après avoir imposé la guerre de
l’opium, massacré à tour de bras et obtenu dans le sang la cession de Hong
Kong, les Britanniques s’étaient déjà entremis entre le grand lama et la
République chinoise - aux dépends de celle-ci.
L’affaire a été si mal menée que Robert Ménard est contraint de se
rabattre sur le boycott de la cérémonie d’ouverture.

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4 Re: Un pêkin ordinaire le Dim 23 Mar 2008 - 20:19

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Ces intellectuels de gauche qui croient savoir tout sur la Chine...



Nico Hirtt
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A l’entrée de la Sorbonne où j’assistais mercredi à une fort intéressante conférence de Samir Amin, je me suis fait remettre un tract appelant au boycott des Jeux Olympiques de Pékin 2008. La chose ne m’aurait pas surpris outre mesure, dans le contexte actuel des évolutions politiques et idéologiques en France, si je n’avais découvert, parmi la liste des signataires, les noms d’amis, de personnes et d’organisations que j’apprécie pour leur sérieux et leur engagement de gauche. J’ai cru devoir réagir, pour leur dire combien ils se sont, selon moi, laisser abuser en signant cet appel.


Le gouvernement chinois tenterait, nous dit ce texte, de “briser tout ce que la Chine compte d’intellectuels critiques”. Ce n’est pas l’image que m’a laissé mon dernier passage dans ce pays, il y a un an. Le colloque sur le thème “Education et globalisation” auquel j’ai participé à l’université de Pékin m’a donné l’occasion de rencontrer des dizaines d’intellectuels, d’étudiants, de chercheurs et de hauts fonctionnaires du gouvernement, qui jetaient un regard lucide et assurément critique sur les risques de “marchandisation” de l’enseignement supérieur en Chine.

Le gouvernement chinois pratiquerait, dit encore le texte de l’appel, une “urbanisation sauvage dirigée contre les populations” et accélérerait la “destruction de quartiers populaires et de sites historiques”. Les auteurs de ce document doivent n’avoir jamais mis les pieds dans un pays du tiers-monde pour affirmer cela, du fond de leur douillet salon parisien ! La Chine a un revenu par habitant de l’ordre de 3500 $ par habitant. Elle tente de sortir de ce sous-développement, au prix d’une croissance déjà affolante et difficilement contrôlable, aux effets sociaux et écologiques inquiétants. Mais elle reste un pays extrêmement pauvre. Malgré les efforts du gouvernement pour freiner l’exode rural, la crise du logement est énorme à Pékin. La rénovation de tous les vieux quartiers (hutongs) est financièrement impossible et serait de toute façon insuffisante. Une partie des vieux quartiers a été préservée et est en voie de réhabilitation. Mais une autre partie, importante, est effectivement rasée et remplacée par des logements modernes. L’ “intellectuel critique” occidental peut s’en offusquer, regretter la perte de ces quartiers où il aurait été bon de flâner comme touriste. Mais que propose-t-il aux Pékinois qui attendent un toit ? Et à ceux qui ont un toit (en tôle ondulée) mais pas d’eau courante, ni d’égouts, ni de gaz, ni de rues permettant le passage des bennes à ordures ? Que propose-t-il pour chauffer un hutong construit en torchis et en panneaux de bois de quelques centimètres d’épaisseur, tout en réduisant les émissions de CO2 ? Je n’affirme pas quant à moi que les tours en béton de 15 étages soient forcément la bonne solution à ce problème. Peut-être vaudrait-il mieux en revenir aux pistes des années 60 et 70, qui réglementaient strictement les mouvements de populations. Mais gageons que là encore on entendrait les cris indignés de ceux qui n’envisagent les droits de l’homme qu’à travers la lunette déformante de leur propre condition sociale privilégiée. Ayons la modestie de ne pas juger à la légère de situations dont nous ne mesurons ni la complexité ni les enjeux.

Le texte évoque bien évidemment la “colonisation” du Tibet, allant jusqu’à prétendre qu’elle “prend une tournure de génocide”. C’est un peu comme si la France était accusée d’avoir colonisé la Savoie, la Vendée, la Bretagne et l’Alsace. Rappelons d’abord que le Tibet a très longtemps fait partie de l’Empire du Milieu, jusqu’en 1911. Cette année-là, quand la Chine s'est libérée de la domination féodale Mandchoue, la caste dirigeante autocratique des moines et des seigneurs féodaux tibétains a unilatéralement proclamé l'indépendance du Tibet. Ceci fut réalisé avec l'aide et à l'instigation des Britanniques qui avaient déjà par trois fois tenté d'envahir la région à partir de l'Inde et qui voyaient (à juste titre) dans la révolution démocratique bourgeoise de 1911 une menace contre leurs intérêts économiques en Chine. Ces territoires sont ainsi restés à l'état féodal jusqu'à leur libération par les troupes communistes en 1951. Rappelons encore que durant la deuxième guerre mondiale, les autorités locales tibétaines, bien qu'officiellement neutres, ont objectivement soutenu l'axe Berlin-Tokyo en empêchant l'approvisionnement des armées chinoises par la route, à partir de l'Inde. Rappelons enfin que le Tibet d'avant 1951 n'avait rien du paradis que se plaisent à nous dépeindre certains adeptes des sectes bouddhistes. C'était un pays féodal, pratiquant le servage et même l'esclavage à grande échelle. Une minorité de propriétaires de serfs — nobles, autorités locales et chefs de monastères — possédait toute la terre et les forêts ainsi que la majeure partie du bétail. Quelques 200 à 300 familles dominaient le Tibet. Au sommet, le Dalaï Lama, grand propriétaire, chef religieux et chef politique auto-proclamé. Sans doute y a-t-il aujourd’hui une partie de la population tibétaine qui souhaite davantage d’autonomie, voire l’indépendance. Sans doute font-ils l’objet de mesures de répression de la part du gouvernement chinois. Mais il n’y a assurément aucun “génocide” ni rien qui y ressemble. Galvauder ainsi ce terme me semble indigne d’un intellectuel. Je me suis toujours interdit de parler de “génocide du peuple palestinien”, ou de “génocide du peuple irakien”. En revanche, il y a bien eu génocide du peuple Apache, voici à peine plus de cent ans, pas très loin de Los Angeles, ce qui n’a empêché personne d’y participer aux Jeux Olympiques...

J’ose à peine m’attarder sur le passage du texte où l’on affirme que “la Chine a des visées de conquête sur Taïwan” et où l’on évoque son “offensive diplomatico-guerrière à l’encontre du Japon”. Taïwan est un territoire chinois contrôlé par un régime fantoche qui n’est reconnu par quasiment aucun Etat ou gouvernement et qui ne doit son existence qu’a des décennies d’appui militaire, économique et politique de la part des Etats Unis. La revendication chinoise sur ce territoire est parfaitement légitime et on ne peut que louer la retenue extrême dont a fait preuve le gouvernement chinois dans cette question durant les soixante dernières années. Quant au Japon, faut-il encore rappeler que ce pays ne s’est jamais acquitté de sa dette envers la Chine ? Six millions de civils chinois ont été massacrés durant la Deuxième Guerre Mondiale et quatre millions de soldats nationalistes ou de miliciens communistes chinois sont morts pour libérer leur pays de l’occupation fasciste japonaise. Pour ces faits, le gouvernement japonais n’a jamais versé le moindre dédommagement, n’a jamais présenté la moindre excuse sérieuse. Le regain de tension entre les deux pays est précisément lié, comme vous le savez, au révisionnisme flagrant des livres d’histoire utilisés au Japon. Que dirions nous si le gouvernement allemand décidait de rayer l’holocauste des manuels d’histoire ?

Enfin, pour faire bonne mesure, on nous dit que la Chine encouragerait le “dopage” à grande échelle chez ses sportifs. J’ignore si cela est vrai. Mais je n’ai pas le souvenir d’avoir vu dernièrement une pétition contre le Tour de France...

Le plus important n’est évidemment pas là. Le texte de l’Appel au Boycott des Jeux Olympiques de Pékin n’est pas seulement un document truffé de contre-vérités flagrantes. Il participe surtout d’une stratégie idéologique visant à présenter la République Populaire de Chine comme le plus grand ennemi de l’humanité, un “régime totalitaire et esclavagiste”, qui “développe une géopolitique d’agressions” et s’engage dans “une course aux armements (contre) le reste du monde” ! Comment ne pas voir par qui ces mots-là ont été écrits et qui ils devraient légitimement désigner ? La dictature économique du grand capital, qui ravage la planète, qui brise les chances de développement des pays les plus pauvres, qui plonge des millions d’enfants dans la malnutrition, l’analphabétisme, la maladie, la prostitution.
Quoi que l’on pense des institutions chinoises, l’honnêteté intellectuelle nous force à reconnaître que chacun des citoyens de ce pays, fut-il tibétain, a bien davantage de pouvoir démocratique pour peser sur son gouvernement que n’en ont les populations du monde pour peser sur les multinationales industrielles ou financières occidentales. Quoi que l’on pense des tours et détours de la politique du Parti Communiste chinois, force est de reconnaître qu’il a su faire passer un milliard d’hommes de la misère totale et de l’analphabétisme à l’accès généralisé aux soins de santé, à une alimentation stable et à un niveau d’enseignement sans comparaison avec celui d’autres pays du tiers-monde (excepté Cuba sans doute). Et il l’a fait sans se soumettre aux ordres des puissances occidentales et de leurs institutions. Voilà sans doute ce que les ennemis de la Chine ne peuvent lui pardonner.

Excusez moi de vous le dire avec tant de franchise, mais le texte que vous avez accepté de signer aurait dû vous chatouiller le nez. Il sent la sueur et l’alcool des casernes de l’Oncle Sam. Celui-ci a bien compris que seule la Chine a désormais la capacité militaire, économique et politique de prendre la tête des forces qui veulent encore s’opposer à son hégémonie. Voilà pourquoi le gendarme du véritable “régime totalitaire et esclavagiste” qu’est le capitalisme mondial, “développe une géopolitique d’agressions” et s’est engagé depuis longtemps dans “une course aux armements (contre) le reste du monde” !

J'avouerai encore que je n’aime guère le tournant que prend la Chine sur le plan social et économique; que j’exècre la peine de mort; que j’ai en horreur le sport-spectacle, cette machine à sous et à propagande. Mais dans la guerre que les assoiffés de profit mènent contre les peuples assoiffés d’eau, de nourriture, d’air pur, de culture et de paix, je pense que nous ne pouvons pas hésiter à choisir notre camp. Et au moment où, par la grâce de Sarkozy et de Kouchner, la politique extérieure de la France devient la risée du monde, j’attendais, je vous l’avoue, plus de discernement et d’esprit critique dans le chef des intellectuels français progressistes qui me tiennent à coeur.


Nico Hirtt
Membre fondateur de l’Appel pour une école démocratique (Belgique)

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5 Re: Un pêkin ordinaire le Dim 23 Mar 2008 - 20:27

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Violences au Tibet : un avis alternatif



Elisabeth Martens
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L'auteur participera à une série de débats en Belgique en avril et mai (voir agenda à la fin)


Les faits

D’après des témoins occidentaux présents sur place, e.a. James Miles, journaliste pour « The Economist » , les violences commises à Lhassa durant cette semaine – date de commémoration de la « Rébellion nationale de mars 59 » - ont été inaugurées par des Tibétains, dont des lamas qui encourageaient des groupes de jeunes à commettre des actes destructeurs.

Les manifestations de violence étaient organisées : les Tibétains portaient des sacs à dos remplis de pierres, de couteaux et de cocktails molotov. Les morts causés par ce drame sont tous des Chinois. Les dégâts matériels, destruction de commerces, incendie de véhicules, étaient clairement tournés contre les Chinois. Les manifestants tibétains s’en sont également pris à des écoles primaires, des hôpitaux et des hôtels.

De sorte que les Occidentaux présents sur place, pour la plupart des touristes, se demandaient quand la police allait intervenir. Rejointe par l’armée chinoise, elle est intervenue suite à deux jours de violence. Les autorités chinoises craignaient-elles la réaction des pays occidentaux ? … pays qui, en réalité, n’attendaient que cette intervention pour parler de « répression sauvage par l’armée chinoise et de chasse aux manifestants ». Comment lire ces faits ?

Y a-t-il lieu de parler d’un « génocide culturel » au Tibet ?

En Chine vivent six millions de Tibétains répartis sur différentes provinces, principalement le Tibet, le QingHai, le Gansu, le Sichuan et le Yunnan. Ces six millions de personnes sont bien loin de toutes désirer l’indépendance du Tibet. Il leur apparaît clairement, dans leur vie quotidienne, que la Chine leur a apporté beaucoup plus qu’elle ne leur a retiré. En 50 ans, la population tibétaine a triplé grâce aux soins de santé et aux améliorations dans les domaines agricole, économique et autres.

Depuis les années quatre-vingt, la culture et la religion du Tibet s’exercent librement, les enfants sont bilingues, des instituts de tibétologie ont été ouverts à l’intention des jeunes Tibétains, les monastères regorgent de lamas (même des jeunes enfants), et, en rue, les fidèles font allègrement tourner leurs moulins à prière. Il ne s’agit nullement d’un « génocide culturel », tel qu’on le présente chez nous. En réalité, la très grande majorité des six millions de Tibétains se méfie de la communauté tibétaine en exil qui représente pour eux un danger de déstabilisation.

Au sein de la communauté en exil, les avis sont d’ailleurs assez partagés, par exemple, Pangdung Rinpoché du monastère de Sera, actuellement exilé à Munich, dit textuellement que « le Dalaï Lama, en commercialisant le Bouddhisme tibétain, cause plus de dégâts à la culture tibétaine que le gouvernement chinois » . Il est pourtant évident que la Chine exerce un contrôle sur les provinces tibétaines, mais que vise ce contrôle chinois ? Il vise uniquement les « divisionnistes », qu’ils soient Tibétains, Chinois, Occidentaux, lamas, laïcs, vieux, jeunes, hommes ou femmes. Ces personnes, qui par leurs actes ou leurs paroles cherchent à en entraîner d’autres dans une lutte pour l’indépendance, sont sévèrement poursuivies et punies, tels les manifestants de cette semaine.

D’après le gouvernement chinois, cette lutte est poussée par la communauté en exil et soutenue par le discours ethnique que tient le Dalaï Lama. On ne peut nier qu’il existe des différences culturelles entre les Tibétains et les Chinois, on pourrait même parler d’un gouffre. Toutefois, les heurts qui ont lieu régulièrement au Tibet ne relèvent pas d’un conflit ethnique, mais sont l’expression de la tension existant entre la Chine et l’Occident depuis 50 ans.

A qui sert le discours ethnique ?

Mettre en avant un « conflit ethnique » en vue de diviser un pays est un procédé bien connu des gouvernements occidentaux. Rien que durant ces deux dernières décennies, on peut citer comme exemples : les Balkans, l’URSS et le Moyen Orient, sans oublier plusieurs conflits en Afrique. En ce qui concerne la Chine, les Etats-Unis se sont attelés à cette tâche dès le début de la Guerre Froide. Depuis 50 ans, le Tibet est un de leurs plus valeureux chevaux de bataille, dont le Dalaï Lama est le fier destrier.

Dès 1949, le ministère des Affaires étrangères des Etats-Unis déclarait que « ce qui nous importe n’est pas l’indépendance du Tibet, mais l’attitude à adopter vis-à-vis de la Chine » . Dix ans plus tard, le Dalaï Lama choisit clairement ses alliés et décide l’exil, moyennant gros financement et soutien logistique de la CIA . En 1989, Sa Sainteté perçoit le prix Nobel de la Paix, la même année que le mur de Berlin s’est vu chuté et que la Place TianAnMen s’est vue hantée par une statue de la liberté en papier mâché. En 2007, le Dalaï Lama est décoré du plus prestigieux insigne du Congrès américain et déclare que « Bush est désormais un membre de sa famille ».

Ce dernier événement n’a été que peu relayé par les médias européens : on comprend leur embarras face à cette alliance affichée du Dalaï Lama avec le gouvernement des Etats-Unis, alors que la politique extérieure de ce dernier est de plus en plus interpellée par l’Europe. L’enjeu du conflit Chine-Occident, exprimé à travers les violences de Lhassa, n’est pas un « petit Kosovo », mais il s’agit du tiers de la Chine, un territoire qui vaut cinq fois la France et qui ouvre l’accès au gigantesque marché économique chinois, de quoi faire basculer l’économie mondiale !

Mission de l’Occident bien pensant : imposer la démocratie, coûte que coûte

Les violences qui ont eu lieu à Lhassa cette semaine sont à lire dans la continuité : 1949-59-89. Sans doute, on peut les considérer comme un « feu vert » donné par les Etats-Unis, relayé par le Dalaï Lama et concrétisé par quelques jeunes Tibétains à qui on a dû promettre monts et merveilles occidentales en bout de course. Ils deviendront des héros nationaux, à moins qu’ils ne croupissent dans les prisons chinoises.

Espérons toutefois que ces incidents ne soient pas un « exercice de style », précurseurs d’une série d’autres violences dont il n’est pas difficile de prévoir les échéances : les JO de Pékin cet été 2008, la date anniversaire des 50 ans de la « Rébellion nationale » en mars 2009, et l’expo universelle à Shanghai en 2010. Autant d’événements médiatiques qui vont rassembler la presse internationale et sur lesquels compte l’Occident pour mettre la Chine au pas de sa « démocratie ». Mais peut-on réellement en vouloir à la Chine de mener sa barque indépendamment des exigences de notre marché et loin de notre éthique démocratique ? N’oublie-t-on pas trop facilement que c’est ce marché économique, mis en place par nous-même et enrobé dans nos « Droits universels de l’homme », par lequel meurent de faim et de soif des centaines de milliers de personnes par jour ?


1. www.economist.com: « Fire on the roof of the world » (14/3/08), « Lhasa under siege » (16/3/08)
2.
Pangdung Rinpoché cité par Gerald Lehner dans « Zwischen Hitler und Himalaya, Die Gedächtnislücken des Heinrich Harrer », Czernin Verlag, 2007
3. dans les archives du « Foreign Relations of United States » : images.library.wisc.edu/FRUS/EFacs
4. voir les mémoires tibétaines des anciens agents de la CIA : Conboy K., Morrison J., « The CIA’s Secret War in Tibet », U.P.Kansas 2002

AGENDA DES CONFERENCES - DEBATS AVEC ELISABETH MARTENS :
Le 8 avril à 20h, Charleroi, rue Zénobe Gramme 21, "La Braise"
Le 12 avril à 15h, Bruxelles, Rue Royale 15, "Cap Evasion"
Les 16 avril à 20h, Zwevegem, Culturele Centrale ABVV, bibliotheek Centrum
Le 17 avril à 20h, Harelbeke, Kunstkring "De Geus", Arendswijk
Le 18 avril à 20h, Kortrijk, VC "Mozaiek", Overbiestraat 15a
Le 25 avril de 12h à 14h et de 16h à 18h, Liège, 19-21 rue Pierreuse, "Barricade"
Le 8 mai à 19h30, Namur, rue bas de la Place 16, librairie "Papyrus"
Le 26 mai à 20h, Namur, Hôtel des Tanneurs, Rue des Tanneries 13
Le 30 mai de 16h à 22h, Bruxelles, Halles de Sachearbeek, rue Royale Sainte Marie 22, "Joli Mai": dédicace-discussion

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6 Re: Un pêkin ordinaire le Lun 24 Mar 2008 - 20:36

Arteddu

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afro Merci JJ pour toutes ces infos qui donnent beaucoup de sens à notre igorance je crois.
" A l'heure ou l'on trouve le livre du Dalai-Lama entre les kleenex et le sourir enigmatique du lapin duracel aux caisses d'Auchan et Leclerc" je pense aussi qu'il faut-etre vigilant sur ce drôle de personnage qu'est le Dalai Lama surtout apres s'être accoquiné avec cette saloprerie de famille Bush.
L'histoire recelle d'infos des plus surprenantes, encore faut-il le savoir avant, effectivement, de signer ce que l'on pourrait appeler " Un torchon" qui ne veux que "BRÛLER" nos pensées et broayer nos idées.
Le plus drôle n'est-ce pas c'est que Salt Lake city se soit passé sans heurte avec une amnésie des gens pour le passé de l'Histoire du peuple Indien.Mais les Mormons gardes bien la maison et bientôt contamineront comme une bonne vieille peste la Planète.
Vive la Chine Libre
Vive le Tibet Libre (enfin je crois....)
Et vive Kouchner qui sera régler à lui tout seul le véritable problème...
Bien sûr je plaisante afro

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7 Re: Un pêkin ordinaire le Lun 24 Mar 2008 - 23:27

sally


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tout cela est loin de ce que je pensais , déstabilisant... merci de l'information JJ, lecture trés agréable.

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8 Re: Un pêkin ordinaire le Lun 31 Mar 2008 - 19:21

jj

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"un pêkin ordinaire",suite 1)


Par Richard M Bennett

[
Asia Times - 26 mars 2008 ]


Quand on replace l'agitation qui secoue le Tibet dans son contexte historique, on peut imaginer pourquoi Pékin a été pris de court lors les récentes manifestations ; c'est pour la simple raison que ces manifestations ont été préparées hors du Tibet et que la direction du mouvement est aux mains d'organisateurs anti-chinois, qui se trouvent hors de portée de la Chine, au Népal et en Inde du Nord.

De même, on doit associer le financement et le contrôle global de cette agitation au chef spirituel tibétain, le Dalaï Lama, et du fait de l'étroite coopération de celui-ci avec les États-Unis depuis plus de 50 ans, à la Central Intelligence Agency (CIA).

Etant donnée la profonde implication de la CIA dans le Free Tibet Movement et le financement de Radio Free Asia à l'information douteuse, il semble peu probable qu'une révolte puisse avoir été organisée ou s'être produite sans que le National Clandestine Service (anciennement connu sous le nom de Direction des Opérations), qui se trouve au siège de la CIA, à Langley, en ait été informé ou ait donné son accord.

Chroniqueur respecté et ancien haut fonctionnaire du renseignement indien, B Raman, a indiqué le 21 mars que « sur la base des preuves disponibles, il est possible d'affirmer avec un taux de certitude raisonnable » que le premier soulèvement de Lhassa, le 14 mars « a été pré-planifié et bien orchestré ».

Y a-t-il une base factuelle à l'hypothèse que les principaux bénéficiaires de la mort et la destruction radicale du Tibet sont à Washington ? L'histoire en suggère la possibilité.

La CIA procède à des actions secrètes à grande échelle contre la Chine communiste au Tibet depuis 1956. Cela a conduit en 1959 à un soulèvement qui a produit un désastre sanglant, des dizaines de milliers de morts Tibétains, et la fuite par les cols himalayens du Dalaï Lama et d'environ 100 000 fidèles vers l'Inde et le Népal.

La CIA avait établi un camp d'entraînement militaire secret pour les combattants de la résistance du Dalaï Lama au camp de Hale, près de Leadville, dans le Colorado, aux États-Unis. Les guérilleros tibétains y ont été formés et équipés par la CIA pour la guérilla et les opérations de sabotage contre les communistes chinois.

Les guérilleros entraînés aux Etats-Unis ont régulièrement effectué des raids au Tibet, lors d'opérations dirigées par des mercenaires sous contrat de la CIA, et appuyés par des avions de la CIA. Le programme de formation initiale prit fin en décembre 1961, bien que le camp du Colorado semble être resté ouvert au moins jusqu'en 1966.

La CIA Tibetan Task Force créée par Roger E McCarthy, aux côtés de l'armée de guérilla tibétaine, a mené l'opération baptisée ST CIRCUS destinée à harceler les forces d'occupation chinoise pendant 15 ans, jusqu'en 1974, date à laquelle ces opérations a officiellement cessé.
McCarthy, qui fut le chef de la Tibetan Task Force au plus fort de ses activités entre 1959 et 1961, a ensuite lancé des opérations analogues au Vietnam et au Laos.

Au milieu des années 1960, la CIA abandonna sa stratégie de parachutage de guérilleros et d'agents de renseignement au Tibet pour mettre sur pied la Chusi Gangdruk, une armée de guérilla de quelques 2000 combattants de l'ethnie Khamba dans des bases Népalaises, comme celle de Mustang. Cette base fut fermée en 1974 par le gouvernement népalais, après qu'il ait subi d'énormes pressions de Pékin.

Après la guerre d'Indochine de 1962, la CIA a développé une relation étroite avec les services de renseignements indiens pour le recrutement et la formation d'agents au Tibet.

Kenneth Conboy et James Morrison dans leur livre The CIA's Secret War in Tibet révèlent que la CIA et les services de renseignements indiens ont coopéré à la formation et à l'équipement d'agents tibétain et ainsi qu'à des forces spéciales, d'unités aériennes et de renseignement, comme le Aviation Research Center le Special Center.

Cette collaboration s'est poursuivie bien après les années 1970 et quelques-uns des programmes, en particulier l'unité de forces spéciales des réfugiés tibétains qui allait devenir une part importante de l'Indian Special Frontier Force, se poursuivent encore aujourd'hui.
Mais la détérioration des relations avec l'Inde qui a coïncidé avec l'amélioration des relations avec Pékin ont mis fin aux opérations conjointes de l'Inde et de la CIA.

Même si Washington a réduit son soutien à la guérilla tibétaine à partir de 1968, on pense que l'arrêt officiel du soutien des États-Unis à la résistance n'est intervenue qu'au moment de la rencontre entre le président Richard Nixon et les dirigeants communistes chinois à Pékin en février 1972.

Victor Marchetti, ancien agent de la CIA a décrit l'indignation que de nombreux agents de terrain ont ressenti lorsque Washington a finalement décidé d'arrêter les frais, ajoutant même qu'un certain nombre d'entre eux avaient opté « pour le réconfort des prières tibétaines qu'ils avaient apprises au cours de leurs années avec le Dalaï Lama ».

On cite John Kenneth Knaus, qui fut chef de la CIA Tibetan Task Force de 1958 à 1965 qui déclara : « Ce n'était pas une quelconque opération noire de la CIA. », en ajoutant « c'était une initiative de ... l'ensemble du gouvernement américain. »

Dans son livre Les orphelins de la guerre froide, Knaus évoque les obligations que ressentent les Américains envers la cause de l'indépendance du Tibet. De manière significative, il ajoute que son succès « permettrait de valider la plus digne des motivations, celle qui nous a porté à viser cet objectif il y a 40 ans. Elle permettrait également d'atténuer la culpabilité que certains d'entre nous ressentent pour avoir participé à ces efforts qui coûtèrent la vie à beaucoup, mais qui furent la première aventure de notre vie. »

Malgré l'absence d'informations officielles, la rumeur soupçonne avec insistance la CIA d'avoir été impliquée, ne serait-ce que par procuration, dans une autre révolte qui échoua en octobre 1987, les troubles qui s'ensuivirent et, par conséquent, la répression chinoise qui se poursuivit jusqu'en mai 1993.


Le moment pour une nouvelle tentative sérieuse de déstabiliser la domination chinoise au Tibet semble être le bon pour la CIA, et Langley va chercher sans aucun doute à conserver toutes les options ouvertes.

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9 Re: Un pêkin ordinaire le Lun 31 Mar 2008 - 19:27

jj

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"un pêkin ordinaire", suite 2)





La Chine est confrontée à des problèmes importants, avec les musulmans Ouïgours dans la province du Xinjiang, les activités du Falun Gong parmi beaucoup d'autres groupes dissidents, et bien sûr l'inquiétude croissante que suscite la sécurité des Jeux olympiques d'été au mois d'août.

Washington considère la Chine comme une menace majeure, à la fois économique et militaire, non seulement en Asie, mais en Afrique et en Amérique latine.

La CIA voit aussi la Chine comme « inutile » dans la « guerre contre le terrorisme », avec peu ou pas de coopération, et rien de positif pour arrêter les flux d'hommes et d'armes qui partent des zones musulmanes de l'ouest de la Chine pour aller soutenir des mouvements extrémistes islamiques d'Afghanistan et d'Asie centrale.

Pour beaucoup, à Washington, l'occasion semble idéale pour tenter de renverser le gouvernement de Pékin déséquilibré du fait que le Tibet est perçu comme un point faible potentiel de la Chine.

La CIA ne manquera pas de s'assurer que ses traces ne sont pas découvertes au cours de cette révolte grandissante. Des tiers et des intermédiaires seront utilisés parmi les exilés tibétains au Népal et à la frontière Nord de l'Inde.

En effet, la CIA peut compter sur des appuis significatifs de la part d'un certain nombre d'organisations de sécurité à la fois en Inde et au Népal et n'aura pas de mal à fournir au mouvement de résistance des conseils, de l'argent et surtout, de la publicité.

Toutefois, jusqu'à ce que les troubles ne montrent les signe d'une véritable révolte ouverte de la grande masse des Tibétains contre les Han Chinois et les Hui musulmans, aucune arme ne devrait faire son apparition.

Il a été signalé que de grandes quantités d'armes légères et d'explosifs provenant de l'ancien bloc de l'Est ont été introduites clandestinement au Tibet au cours des 30 dernières années ; elles sont susceptibles de rester cachée en toute sécurité jusqu'à ce que la bonne occasion se présente.

Ces armes ont été acquises sur les marchés mondiaux ou proviennent de stocks saisis par les forces israéliennes ou américaines. Elles ont été « désinfectées », et nul ne pourra prouver qu'elles proviennent de la CIA.

Les armes de cette nature ont également l'avantage d'être interchangeables avec celles qui sont utilisés par les forces armées chinoises, et bien sûr d'utiliser les mêmes munitions, ce qui permettra d'alléger le problème de ravitaillement pendant le futur conflit.

Bien que le support officiel à la résistance tibétaine soit achevé depuis 30 ans, la CIA maintient toujours ses contacts et ses aides financières à une grande partie du mouvement Tibetan Freedom.

La CIA va-t-elle donc une fois de plus jouer le « grand jeu » au Tibet ?

Elle en a certainement la capacité, avec une forte présence d'agents de renseignement et de paramilitaires dans la région et de grandes bases qui existent en Afghanistan, en Iraq, au Pakistan et dans plusieurs pays d'Asie centrale.

Il ne fait aucun doute qu'elle a intérêt à saper la Chine, comme elle le fait pour des cibles plus évidentes comme l'Iran.

La réponse est donc probablement oui. Il serait en effet assez surprenant que la CIA n'ait pour le Tibet rien de plus qu'un simple intérêt occasionnel. Après tout, elle est payée pour cela.

Depuis le 11 septembre 2001, il y a eu un profond changement dans les attitudes du renseignement des Etats-unis, ses besoins et ses capacités. D'anciens plans opérationnels ont été redécouverts et remis à jour. D'anciennes activités ont été réactivées. Le Tibet et les points faibles de la Chine, ont probablement été entièrement réévalués.

Pour Washington et la CIA, ceci peut sembler une occasion rêvée pour créer un importante pression contre Pékin, avec peu de risques pour les intérêts américains ; une situation gagnant-gagnant. Le gouvernement chinois sera en butte à la condamnation du monde entier pour sa répression et la violation continue des droits de l'homme et ce sera de jeunes Tibétains qui mourront dans les rues de Lhassa et non pas des enfants américains en uniforme.

Mais les conséquences d'une révolte ouverte contre Pékin seraient une fois de plus, la peur des arrestations, la torture et même les exécutions qui pourraient se répandent dans tous les coins du Tibet et des provinces voisines où de vastes populations tibétaines existent, comme dans le Gansu, le Qinghai et le Sichuan.

Mais le mouvement Tibetan Freedom a peu de chances d'aboutir à une amélioration sensible de la politique du gouvernement central chinois dans le long terme, et aucune chance de voir supprimé son contrôle de Lhassa et de sa patrie.

Une fois de plus, il semblerait que le peuple tibétain se retrouve coincés entre l'oppression de Pékin et la manipulation de Washington.


Pékin montre ses gros bras

La crainte que les États-Unis, la Grande-Bretagne et d'autres pays occidentaux tentent d'assimiler le Tibet à un autre Kosovo, est probablement une des raisons pour laquelle les autorités chinoises ont réagi comme si elles avaient à faire face à une véritable révolte de masse plutôt qu'à une éphémère flambée de troubles de mécontents soutenant le Dalaï-Lama.

En effet, Pékin a perçu la situation comme tellement grave qu'une unité spéciale de coordination de la sécurité, le Centre de commandement 110, a été mise en place à Lhassa, avec objectif principal de réprimer les troubles et rétablir le plein contrôle du gouvernement central.

Le Centre semble être sous le contrôle direct de Zhang Qingli, premier secrétaire du Parti au Tibet et loyal au le président Hu Jintao. Zhang est également ancien vice-secrétaire du parti Xinjiang. Il a une expérience considérable des opérations de contre-terrorisme dans cette région.

Les autres titulaires de postes importants dans Lhassa sont Zhang Xinfeng, vice-Ministre au Ministère Central de la Sécurité Publique, et Zhen Yi, vice-commandant au siège de la Police Armée du Peuple, à Pékin.

Le sérieux avec lequel Pékin traite l'agitation actuelle est en outre illustré par le déploiement d'un grand nombre d'importantes unités de l'armée de la Région Militaire de Chengdu, avec les brigades de la 149e Division d'Infanterie Mécanisée, qui joue le rôle d'une force de réaction rapide dans la région.

Selon un rapport de United Press International, des unités d'élite des forces terrestres de l'Armée Populaire de Libération ont été engagées à Lhassa, ainsi que de nouveaux blindés transporteurs de troupes T-90, et des véhicules blindés sur roues T-92. Selon ce rapport, la Chine a nié la participation de l'armée au maintien de l'ordre, disant que celui-ci avait été menée par des unités de la police armée. « Toutefois, le type d'équipement mentionné ci-dessus n'a jamais été déployée par la police armée Chinoise. »

Un appui aérien est fourni par le 2e régiment aéroporté, basé à Fenghuangshan, Chengdu, dans la province du Sichuan. Il dispose d'hélicoptères et d'avions de transport à décollage et atterrissage court provenant d'une base près de Lhassa. L'appui aérien pourrait être rapidement mis à disposition par les escadrons de chasseurs d'attaque au sol basés dans la région de Chengdu.

Le district militaire de Xizang constitue la garnison du Tibet. Elle est composée de deux unités d'infanterie de montagne, la 52ème Brigade basée à Linzhi et de la 53e Brigade à Yaoxian Shannxi. Celles-ci sont appuyées par la 8e division d'infanterie motorisée et d'une brigade d'artillerie à Shawan, dans le Xinjiang.

Le Tibet n'est plus tout à fait aussi éloigné et difficile à ravitailler pour l'armée chinoise. La construction du premier chemin de fer, entre 2001 et 2007 a considérablement réduit les difficultés de circulation pour les troupes et le matériel à partir de Qinghai sur le difficile plateau tibétain.

D'autres précautions contre une reprise de longue durée des révoltes tibétaines des années précédentes a conduit l'amélioration de l'auto-approvisionnement pour la logistique et la réparation des véhicules par la garnison tibétaine. Un nombre croissant de petits aéroports ont été construits pour permettre aux unités de réaction rapide d'avoir accès aux zones même les plus reculées.

Le Ministère chinois de la sécurité et les services de renseignement ont été repensés pour pouvoir étouffer rapidement des troubles éventuels dans la province, avoir la capacité de détecter tout mouvement de protestation sérieux et réprimer la résistance.




Richard M Bennett est consultant pour le renseignement et la sécurité, AFI Research.

(Copyright 2008 Richard M Bennett.)



Source : Asia Times
Auteur : Richard M Benett
Traduction : Opus Incertum
Date : 26 mars 2008

© Copyright 1999 - 2008 Asia Times Online

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10 Re: Un pêkin ordinaire le Mar 1 Avr 2008 - 0:04

sally


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j'en conclus que les investissements principaux de la chine au Tibet sont logistiquement judicieux, de son côté le tibet est soumit au protectorat americain (wouai) .Nous sommes loin du tibet libre...

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11 Re: Un pêkin ordinaire le Mer 16 Avr 2008 - 21:08

jj

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