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Vers un Projet Sociétal Global (Site de Pierre F. GONOD)

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Geo-stragédie


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Site de Pierre F. GONOD
Enfant du « Court XXe siècle »1 (je suis né en 1925) j’ai essayé de retracer dans ce site mon cheminement intellectuel et militant pour un monde meilleur. Aujourd’hui je n’y renonce pas.
Comme les gens de ma génération, j’ai vécu l’extraordinaire aventure de notre époque, la guerre mondiale, les guerres coloniales et la guerre froide, la Libération, les (presque) trente glorieuses, la crise économique et le chômage de masse, le nucléaire et la révolution informatique, l’effondrement de l’espérance communiste, le triomphe du capitalisme et la globalisation. En bref la naissance d’un autre monde.
Pour faire court, le produit complexe de trois forces interdépendantes : la mondialisation, la mutation anthropologique et la nouvelle révolution technologique.
Pour comprendre et agir sur cet ensemble il faut une nouvelle façon de penser et d’agir. De là mon cheminement vers la pensée complexe et pour une nouvelle praxéologie politique.

Les éléments que j’ai rassemblés n’ont que l’ambition de fournir des matériaux, des pistes, une méthodologie de pensée et d’action. Le visiteur du site trouvera une « hypothèse générale » qui sous-tend l’édifice, une recension de travaux importants sur « la mondialisation et la mutation anthropologique », un recueil de documents que j’ai écrit au fil des années sur les « concepts et la méthodologie » pour aboutir au « Manifeste de la prospective anthropolitique (PAP) », mode de pensée de la complexité du monde actuel et outil pour l’invention du projet politique du XXIe siècle. Tel est l’architecture de l’édifice.

Ce projet politique est à inventer dans, pour et avec la société présente. Cela veut dire que non seulement il faut une représentation de l’état géopolitique, mais de celle des changements de notre société. Il va de soi que les matériaux présentés ne sont encore que quelques pierres et qu’il faut continuer ce défrichage. Ce site est donc un appel à contributions, d’autant que la philosophie de la praxéologie proposée est celle de la participation citoyenne.

Quelques remarques s’imposent avant d’aller plus loin.

En France, au cours des élections présidentielles françaises, de part et d’autre, se sont manifestés dans l’opinion le constat et le regret de l’absence d’un « projet de société » et des dimensions européennes et mondiales.
C’est donc ce projet qu’il convient de construire dans un monde nouveau, avec une société en mutation, avec elle et pour elle.
À l’occasion de son allocution de fin d’année, le Président Sarkozy a lancé la formule de la « Politique de civilisation » empruntée2 à Edgar Morin3. Ainsi que ce dernier le remarque son livre, adressé aux hommes politiques, n’avait entraîné aucune réaction. Dix ans après, il provoque, à la suite de la récupération présidentielle, une tempête médiatique. Il est utile de se reporter aux textes mêmes d’Edgar Morin.

* Le premier « Pour une politique de civilisation » est une interview de 1997 reproduite dans la bulletin « Interlettre N°28 » du Réseau Intelligence de la Complexité – MCX-APC.
* Le second est une interview de 2007 à l’occasion de la campagne présidentielle (reproduite dans Interlettre Chemin Faisant n° 3, avril-Mai 07 – MCX-APC).

Le rapprochement des deux textes est au demeurant intéressant. Il y a dans ce dernier un pas vers la concrétisation politique.

Il faut aller plus loin. Le projet sociétal est conçu comme projet de civilisation, les deux qualificatifs étant synonymes.

Que signifie et quel serait un projet sociétal aujourd’hui ?
C’est avant tout une voie. Une voie non tracée d’avance, un projet prédéterminé par l’idéologie, mais construit avec la société. Ce n’est pas un scénario final mais un cheminement. Le projet politique n’est pas « l’Avenue des Champs Élysée ». C’est une marche en zigzags, avec des détours, voire des retours causés par l’imprévu, et qui impliquent des ajustements négociés. Mais si la voie n’est pas claire le projet s’enlise.
Ce pragmatisme apparent est la contrepartie d’une démarche rigoureuse.
Il faut comprendre le monde où nous vivons, sa complexité géopolitique et anthropologique. D’où des problèmes de représentation. D’abord celui des représentations du présent, de la situation d’état, des processus en cours, des « coups partis ». Ensuite ceux de la diversité des représentations des points de vue disciplinaires, de l’éclatement de la pensée, des croyances, du vécu, des interprétations du réel. Il y a place nécessairement pour des représentations plurielles et des débats critiques qui ne soient pas seulement l’apanage de spécialistes. Le débat démocratique sur le présent étant une contribution pédagogique à l’émergence d’une intelligence collective qui se manifestera aussi dans la discussion critique des futurs.
Le monde perçu n’est pas le monde réel, mais une tentative d’approche. Pour cela il faut mettre en œuvre un mode de pensée en correspondance avec la complexité (selon Edgar Morin « La complexité générale »), et l’outil de la modélisation des systèmes4.
Le monde « perçu » est « actionné » par les processus en mouvement, « activé » par des acteurs dotés de pouvoirs, de moyens, d’intentions. Le monde « voulu » est le complexe de finalités au niveau de l’éthique, de processus intentionnels introduits dans le système, de processus antérieurs bloqués, supprimés, modifiés. L’antropolitique comme projet ce serait la politique au service de l’Homme et de l’Humanité, mais pour passer des principes généreux à leur concrétisation, il faut une méthode et une praxéologie politique nouvelles. Prospective et Politique : même combat. Deux faces du « goût de l’avenir5 » Mais alors « Quelle prospective? » La PAP est une réponse à cette question.

La mise en œuvre du projet peut d’ores et déjà être esquissée.

A. Avec les groupements de prospective existants, les compétences de sociologues et de géopoliticiens, on peut dresser la situation d’état et des processus en cours6. Ou plutôt des états, car il serait illusoire d’en identifier un seul au prix d’un consensus mou7. Il faut accepter le pluralisme. La mutation anthropologique (pour faire -très- court, la déliaison sociale, les nouveaux modes de vie des familles, les évolutions des rapports individu/société, l’allongement de la durée de la vie, la place des médias et des nouvelles technologies8), les problèmes de l’environnement et l’écologie politique sont l’objet d’interprétations diverses. Il en est de même du bilan de la globalisation, de ses perspectives, de celles de l’empire américain face aux pays émergents comme la Chine, de la puissance Russe, de la montée des intégrismes religieux, du terrorisme et des maffias. Sans oublier l’essentiel : la capacité du capitalisme financier à affronter une crise systémique9 (thème nouveau en relation avec la crise bancaire immobilière aux USA et non anticipé pour les économistes), pas plus, au demeurant, que la secousse boursière de janvier 2008.

B. Mettre en débat les représentations diverses partout où c’est possible : assemblées représentatives, associations, partis politiques preneurs… Les représentations « savantes » et celles « populaires spontanées » peuvent ne pas coïncider10. La pédagogie n’est pas à sens unique, il y a mutuellement à apprendre.
Cette mise en contact de la recherche « en laboratoire » avec celle « en plein air » est le premier pas d’une intelligence collective tournée, cette fois-ci, vers le futur. L’anticipation est aussi un exercice d’apprentissage collectif. Ici on ne se bornerait pas à échafauder des scénarios intemporels mais à construire le cheminement de futurs désirés (ce qui implique de raisonner selon des processus animés de vitesse, de temps et de délais) et de renverser la problématique consistant à se fixer au préalable des horizons et à déterminer ceux-ci en fonction des temps du temps. Le débat portant au demeurant sur les moyens de réduire ou d’allonger ceux-ci. Les étapes reconnues sont des configurations successives où la prospective est un processus continu, et non une fièvre occasionnelle ou périodique. On éviterait ainsi le « spasme décisionnel » réactif à l’immédiat, au profit d’un autre style politique organisé où la fonction du décideur politique gagnerait en légitimité et en efficacité11.

C. L’identification des futurs souhaités peut se faire selon divers procédés. Le plus dynamique est celui évoqué plus haut des débats citoyens par les partis, les associations, les municipalités, les instances départementales et régionales.

Il y a aussi les médias. Ainsi le journal Libération a organisé des rencontres « Vive la politique », à l'exemple des émissions de TV au cours des élections où des panels de citoyens questionnaient les candidats, des journalistes et des prospectivistes pourraient questionner cette fois-ci des citoyens sur leurs représentations de l’avenir et leurs projets. Les instituts de sondages pourraient faire des enquêtes en privilégiant des questions « ouvertes » plutôt que des questions induisant les réponses. Futuribles qui a mené des études importantes sur les valeurs des Français pourrait être un associé au projet. Des associations qui sont tournées vers l’avenir, par exemple comme Alliance21, Humanité 2100, pourraient être des partenaires associés… Il y a nombre d’initiatives possibles.

Internet offre enfin des possibilités nouvelles dans l’élaboration politique. Il en irait ainsi avec la création du site www.projet-politique-civilisation.eu où participeraient tous ceux qui ont des idées et des propositions. Site ouvert mais régulé, en évitant le blog du tout venant.

L’élection du Parlement Européen en 2009 est une opportunité, le kairos exceptionnel pour bâtir, diffuser, faire émerger un projet sociétal européen.

La visualisation de cette démarche est résumée dans les deux schémas ci-dessous.

N.B. Les chercheurs et les militants sociaux désireux de s’associer au projet ont besoin d’une ample documentation. Pour faciliter leur tâche la bibliographie suivante est jointe au document.
1 Titre du livre de Eric Hobsbawm « L’âge des extrêmes, histoire du Court XXe siècle » éditions complexe- Le Monde Diplomatique 1994.

2 « Piraté » comme l’a écrit la journaliste Raphaëlle Bacqué (Le monde 12 janvier 2008).

3 Edgar Morin et Sami Naïr « Une politique de civilisation » Arléa janvier 1997.

4 « L’action d’élaboration et de construction intentionnelle, par composition de symboles, de modèles susceptibles de rendre intelligible un phénomène rendu complexe, et d’amplifier le raisonnement de l’acteur projetant une intervention délibérée au sein du phénomène; raisonnement visant notamment à anticiper les conséquences de ces projets d’action possibles » Jean-Louis Le MOIGNE « La modélisation des systèmes complexes » Dunod 1990.

5 Définition de la politique de Max Weber reprise par Jean-Louis Guillebaud dans « Le goût de l'avenir » Seuil 2004.

6 La France est riche de sociologues qui cherchent à comprendre le monde actuel et de chercheurs talentueux en sciences politiques (voir bibliographie dans le volume I « l’hypothèse générale »).

7 Le relatif succès, du moins actuellement, du « Grenelle de l’environnement » milite en faveur de ce type de dialogue.

8 À l’inverse des futurists américains qui hypertrophient le rôle de la technologie pour résoudre les problèmes de la société (le comportement HOT, Hyper Optimisme Technologique), généralement « l’école française » la sous-estime. La technologie n’est pas un « miracle social », mais ce n’est pas non plus un « mirage ». Il suffit d’aller dans la rue et de croiser les accros du portable pour s’en convaincre. La technologie, incluse dans la société est dans une relation récursive avec cette dernière (voir mon site www.technopedie.com).

9 Et anticipée par le groupe Europe 2020 (voir bulletin du LEAP).

10 Ainsi, à l’occasion d’une prospective de la région PACA en 1993, j’ai fait l’expérience dans les Hautes-Alpes de tester les 60 tendances dégagées par le groupe de sociologues signant Louis Dirn. À ma grande surprise les paysans du Queyras n’identifiaient que quatre d’entre elles.

11 Henry Kissinger distinguait les actions « fortuites » où les événements déclenchent l’action et les actions « organisées » qui déclenchent les événements.




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