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Des "bouseux" en avance sur leur temps...

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1 Des "bouseux" en avance sur leur temps... le Mer 18 Juin 2008 - 9:40

thierrysix

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Comme promis, un petit compte rendu résumé de ce que j' ai fait et vu dans les pays de la loire.

Arrivée tardive du vendredi soir, je me rends au festival des bouts de focelles : 3 jours de concerts gratuits, que des bénévoles (groupes compris), une radio éphèmere (2 semaines qui couvrent les évènements et retransmet les concerts en direct sur bande FM et sur internet). De la boisson bio sur le site.

Samedi, direction Nantes pour les rencontres du fleuve où se produit Goran Bregovic en concert gratuit. Nombreuses animation (theatre etc...). Sur le site, toilettes sèches, nourritures et boissons bio.

Dimanche, visite de Nantes où je découvre les vélib (appelés Bicloo) que l'on peut emprunter gratuitement (avec caution par cb ou carte abonnement) pendant 1/2 heure et redéposer sur un des nombreux sites qui jalonne la ville.

Lundi, visite du site de la roussière à Athée ( sud de Laval ) : 2 maisons (dont une témon ) bioclimatiques en paille, autoconstruite, éolienne, solaire passif et actif, eau chaude sanitaire solaire, four solaire, toilettes sèches etc...la veille a eu lieu un atelier de fabrication de pain bio et d'un four familiale en terre. C'est Bruno qui me reçoit chaleureusement avec sa compagne mickaelle. Ils sont 3 couples de paysans boulanger à travailler en alternance sur place avec mutualisation des outils de travail (petrisseur, fours etc...), chacun écoule sa production indépendemment (marchés, superette, bioccop et écoles ); l'objectif étant de ne travailler que 2 jours par semaine pour avoir du temps pour les enfants et de s'épanouir dans de multiples activités annexes. D'ailleurs, je retrouverai Bruno à plusieures reprises durant la semaine (bénévoles sur les festivals etc..). Il est en outre l'un des organisateurs de l'ALTERTOUR qui aura lieu en juillet et qui finira à VILLENEUVE LES MAGUELONE. Bruno s'occupe de l'organisation en mayenne.Sur le site de la roussière on trouve également un atelier de création et une maison d'édition associative (goutte de sable).

Lundi soir, je suis convié à une émission radio pour discuter des forums citoyens. nous sommes plusieurs administrateurs, des forumeurs et d'autres personnes qui se joignent à nous, adeptes du Do it yourself, architectes etc...Débat passionant sur de nombreux sujets. Une expérience qui devrait se renouveller pour transposer régulièrement les débats du forum (de chateau gontier) sur les ondes.

Nombreuses visites durant la semaine dont une qui m'impressionne particulièrement : le musée TATIN.Cet artiste, à un age où beaucoup se croit déjà vieux, entame un projet fou qui durera une vingtaine d'années, jusqu'à ses 80 ans !!! Les oeuvres (sculptures et peintures) qui transpirent la quete de l'universalité de l'auteur me donnent le tournis.

Dernier festival, où je vais voir les JIM MURPLE MEMORIAL aux muoillotins. Sur place, de nouveau des boissons bio et des toilettes sèches (ainsi que des urinoirs sur le meme principe).

Tous les couples que je rencontre et qui font l'acquisition d'une maison, l'équipent de toilettes sèches, de solaire passif ou actif, de récupération des eaux de pluies et de bien d'autres choses que je dois oublier. Ceux qui se font souvent qualifier de "bouseux" sont pourtant en avance sur leur temps (à moins que ce soit nous qui sommes en retard ).

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2 Re: Des "bouseux" en avance sur leur temps... le Mer 18 Juin 2008 - 12:11

Brasov


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j'adore les "bouseux"
je fais moi-même souvent mon pain (à la main ou avec une machine qui consomme moins que les utres fours traditionnels)
rien ne vaut l'odeur d'un pain fait maison ...
on survit dans de telles conditions et même très bien
Les "Moulins "nostalgiques d'Alphonse Daudet reviennent à la mode ...
votre récit ressemble un peu à ceux qui en 1968 partait dans la lozère pour élever des chèvres
mais nous sommes des "escargots " en ce moment ,pris de court par la mondialisation en marche,galopante et de tas de crises qui se superposent
les gens se courbent de plus en plus
sommes-nous en train de devenir "chinois"?
que dieu nous garde!
merci pour l'UTOPIE que je viens de lire avec un grand plasir!

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3 Re: Des "bouseux" en avance sur leur temps... le Mer 18 Juin 2008 - 20:26

thierrysix

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Justement ! si nous ne mettons pas en place ce type d'alternatives qui visent à nous donner plus d'autonomie, ne risque t on pas d'etre de plus en plus oppressé ? Ne devrons nous pas, nous et nos enfants aller bosser comme des esclaves car ce sera la seule solution ? N'est il pas temps de revenir à des choses saines, moins alliénante et plus conviviales ?

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Brasov


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Oh que OUIIIIIIIIIIIIIII !

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5 Des vélibs pas si libs ? le Mer 2 Juil 2008 - 8:00

thierrysix

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Après vous avoir parlé des vélibs découverts à Nantes, voici une petite critique des dérives constatées dans certaines villes et notamment à Paris :

Casseurs de pub sur la toile
http://www.casseursdepub.org/

COMMUNIQUE DE PRESSE COMMUN :
Résistance à l'agression publicitaire, la Vélorution, Solidaires
Cyclocity, les Déboulonneurs, Relocaliser & Désinformatiser, Action
consommation, la Décroissance, Casseurs de pub, la Brigade activiste
des clowns

Vélib' : opération blanchiment écologique

A Paris, le 30 juin 2008 - « Nous ne sommes pas des loueurs de vélos.
Notre finalité est bien de vendre de la publicité et de gagner des
parts de marché ». (1) JCDecaux a érigé le vélo en argument de vente
pour séduire les municipalités désireuses de « verdir » leur image afin
d'envahir encore un peu plus notre espace quotidien de publicités ?
Mais, un coup marketing médiatisé et financé par la publicité ne tient
pas lieu de politique de développement du vélo sur le long terme.
Devançant la « petite fête » organisée par la ville de Paris pour la
première année des vélib', nous organisons une action le 5 juillet
2008(2) pour alerter les Parisiens sur la face cachée de ces fameux
vélib' et surtout pour demander au maire de Paris de séparer le marché
des vélos du marché publicitaire afin que la mise à disposition de
vélos ne soit pas un outil de promotion au service des publicitaires
mais soit envisagée comme un véritable service public de transport
accessible à tous les Parisiens (même aux plus démunis qui n'ont pas
les 150 euros de caution requis pour utiliser un vélib').

Il n'est pas question de discuter l'utilité de ce service mais bien
d'en dénoncer le mode de gestion illustrant la démission des élus face
au pouvoir économique des afficheurs (et leur fututre dépendance !) et
leur manque de volonté de mise en place d'une réelle politique en
faveur du vélo. N'y a-t-il pas contradiction totale à financer un
projet de promotion de vélos par un secteur qui fait l'apologie de la
voiture ? En liant systématiquement publicité et vélo, les marchés
publics excluent les professionnels du vélo et des transports dont la
publicité n'est pas le cœur de métier. Ainsi, les acteurs locaux
performants(3) -associations, PME, acteurs de l'économie sociale et
solidaire et de l'insertion professionnelle- sont touchés de plein
fouet, la création d'emplois locaux, le développement de filières
industrielles régionales du vélo(4) sont menacés. C'est donc un modèle
économique uniforme et monopolistique qui s'installe.

Il existe un moyen simple de contrecarrer cette dérive commerciale :
formuler le marché public en séparant publicité et vélo. Certaines
collectivités, comme Orléans, ont fait le choix de déconnecter les deux
marchés. Cela relève de la responsabilité des collectivités d'autant
qu'aucune raison ne justifie cette collusion. La mairie de Paris
gagnerait davantage notamment en termes de transparence des coûts, de
souplesse de fonctionnement et de respect de la concurrence, à
dissocier les marchés. Si elle avait fait ce choix judicieux,
l'extension du vélib' à la banlieue parisienne ne serait pas
aujourd'hui bloquée. En effet, derrière le financement publicitaire, il
y a le risque inhérent pour la mairie de se retrouver roues et pédales
liés par le marché publicitaire.

Dernièrement, les publicitaires, mécontents du futur Règlement local de
publicité (RLP) Parisien, ont pointé la contradiction qu'il y avait à
financer les vélos par la publicité pour ensuite diminuer la place de
cette dernière dans l'espace public. Il est important de souligner que
le groupe de travail qui élaborait le RLP Parisien a été opportunément
mis en sommeil pendant dix huit mois, le temps de rendre les exigences
du RLP compatibles avec le contrat Vélib, sans débat... Alors que de
plus en plus de citoyens souhaitent une diminution de la pression
publicitaire(5), la contrepartie des vélib' s'est traduit à Paris par
un triplement de la surface publicitaire avec la généralisation du
défilement des panneaux. Systèmes déroulants et lumineux qui décuplent
leur impact sur les paysages, provoquant une gêne visuelle et mentale
conséquente pour les habitants et un gaspillage énergétique
inacceptable(6).

Inacceptable aussi, les conditions de travail des salariés de la
Cyclocity, filiale du groupe JCDecaux gérant les vélos en libre
service. Les salariés dénoncent un non-respect du droit du travail
(licenciement abusif, etc.), des règles de sécurité (remorques sans
frein, ni feux de recul, etc.) et surtout des conditions de travail
déplorables (sac à dos de 25 kg de matériel à transporter sur des
vélos, etc.)(7). Dans ce contexte, il n'est pas étonnant que 60% de
ceux qui ont été embauchés entre mai et juin 2007 aient quitté
l'entreprise.

En outre, contrairement aux idées reçues, les vélib' ne sont pas
gratuits et encore moins payés par la publicité. Avec ce système, la
mairie abandonne une partie de la redevance qu'elle toucherait pour les
panneaux publicitaires. Dans d'autres villes, c'est la totalité de la
redevance avec l'argent de la location des vélos qui est abandonnée aux
publicitaires (Paris a de la chance d'être la vitrine de JCDecaux).
Mais, c'est surtout le consommateur qui, par le biais de ses achats,
paye le système des vélos en libre service. Or, au bout de dix ans
d'investissement financier, la ville ne sera même pas propriétaire de
ce service et on nous parle de bon gestionnaire...

Contact presse : Laure Nicolas : 01 43 28 39 21 ou 03 22 47 37 59
Pour plus d'informations : http://antipub.org/velo

(1) Dixit Jean Charles Decaux, « Les pays où nous avons mis Vélib
tirent nos marges », La tribune, 17 mars 2008.
(2) Samedi 5 juillet 2008 à 16 heures, à la station vélib' de la place
Edmond Michelet à côté du centre Georges Pompidou (4e).
(3) cf. la Coopérative movimento exclu du marché à Toulouse.
(4) Projet vélo 18
(5) 78 % des Français jugent la publicité envahissante selon un sondage
IPSOS/Australie de novembre 2007
(6) Une station de publicyclettes, avec ce fameux panneau publicitaire
lumineux et déroulant, sa borne informatique consomme autant qu'une
famille.
(7) Pour plus d'informations : http://antipub.org/velo

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