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1 information le Mar 13 Fév 2007 - 19:31

frountil claude


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Je vous invite à visiter le blog de "Michel Onfray" ,philosophe.Vous pourrez apprécier l'article intitulé :Les habits de grand-mèreSarkosy.Cet article stigmatise intelligemment la démagogie de celui-ci.

frountil claude www.michelonfray.blogs.nouvelobs.com

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2 Re: information le Lun 19 Fév 2007 - 15:55

aline

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Envoyé spécial
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Je me permets de mettre l'article de Michel Onfray en ligne car je n'arrive pas à ouvrir le lien et que je ne suis peut-être pas la seule...



Le mot « démagogue » fait partie de l’arsenal des insultes au même titre que « fasciste », « nazi », « stalinien » ou « bourgeois ». « Antisémite » fonctionne sur le même registre, « populiste » également. Ces épithètes servent à stigmatiser un adversaire pour éviter de dialoguer avec lui. Leur usage grippe la machine démocratique et, pire, interdit qu’on utilise ensuite les mots pour signifier ce qu’ils veulent vraiment dire. Qui voudrait en effet discuter avec un fasciste ? Mais, une fois ce détournement sémantique utilisé, comment dire d’un fasciste véritable qu’il l’est ? Quand les fascistes sont partout, de même les antisémites, ils ne sont plus nulle part. La démonétisation du signifiant pulvérise la possibilité d’un signifié. J’ai, pour ma part, eu droit à la totalité de ces qualificatifs, les choses étant dûment écrites ou dites dans des médias de grande diffusion…
Arrêtons nous un instant sur le mot « démagogue ». Les grecs l’inventent pour stigmatiser les orateurs qui se trouvent à la tête de factions populaires. La démocratie athénienne n’était pas démocratique, mais oligarchique, aristocratique : elle ne concerne en effet que les citoyens, autrement dits, les sujets nés de citoyens. Les femmes, les métèques – étrangers domicilés -, les barbares – les non grecs-, les esclaves n’en font pas partie, de fait, cette démocratie ne concerne qu’une petite poignée de gens bien nés… Dès lors, dans la bouche de ceux là, quiconque s’adresse au peuple, parle pour lui, éventuellement même, lui parle, est un démagogue. Donc un ennemi.
Platon, aristocrate de haut rang, n’a pas besoin de travailler pour subvenir à ses besoins, sa famille est riche. Les sophistes, quant à eux, proviennent le plus souvent des couches populaires, ils doivent donc gagner leur vie. En faisant payer leur technique verbale, leur savoir rhétorique, leur talent pédagogique, ils se contentent de monnayer leur verbe pour acheter du pain et des olives. Et puis, faute impardonnable, les sophistes enseignent à des gens de modeste condition les ficelles utiles pour entraver ce prétendu système démocratique. La haine de Platon pour les sophistes faussement transformés en démagogues est avant tout la haine d’un aristocrate pour la plèbe qui se pique de philosopher.
Plus tard, en l’occurrence pendant la Révolution Française, le mot glisse plus encore vers l’insulte : on appelle démagogue l’orateur qui parle au peuple, certes, mais en flattant ses bas instincts – la colère, l’envie, la rancœur, la haine, le ressentiment, la méchanceté. Les passions tristes de Spinoza… Là encore, on retrouve l’opposition entre l’élite en passe d’accéder au pouvoir, la bourgeoisie libérale, et les factions populaires, hébertistes, Enragés, Curés Rouges et ceux que Patrick Kessel appela jadis dans un beau livre Les gauchistes de 89. Mais en ce temps là, la démagogie n’est pas dans le seul camp de ceux qui parlent au peuple, elle se trouve aussi aux côtés des opportunistes que le pouvoir fascine et qui n’aspirent qu’à une chose, en jouir.
Voilà, me semble-t-il, l’acception moderne, sinon postmoderne, du démagogue : il flatte le citoyen pour qu’il le conduise au pouvoir car une seule chose l’intéresse, y parvenir et, une fois qu’il s’y trouve, s’y maintenir. Vieilles leçons du Prince de Machiavel. Dans une société de médiatisation généralisée, l’électeur disposant du pouvoir de faire ou de défaire un roi, le démagogue s’adresse médiatiquement aux votants afin qu’il lui fasse la courte échelle pour accéder au trône. Le démagogue est animé par une obsession pathologique : jouir de la puissance donnée le pouvoir – il se moque bien de la République, de la Nation, de l’intérêt général, du bien public, du Peuple, de la France, et autres fétiches dont il se remplit la bouche en permanence et qui saturent toutes ses prises de position.
Le risque du suffrage universel qui pose dans l’absolu l’équation un homme égale un vote est qu’on gagne moins à s’adresser à la raison, à l’intelligence, au bon sens du citoyen, qu’à ses fameuses passions tristes si vives à enflammer tant la misère morale et mentale est grande. Peu importe, il faut choisir des inconvénients et, somme toute, le suffrage universel vaut mieux qu’un cens, quel qu’il soit.
Si la mesure de l’intelligence politique est impensable, celle de la démagogie est possible. Tout homme – ou femme bien sûr…- politique qui parle à rebours de ce qu’enseigne son passé d’élu est un démagogue. Tout homme qui dit pour demain l’inverse de ce qu’il a fait pendant une carrière en est un. Plus l’écart est grand entre son action passée et ses paroles présente, plus c’est un maître en démagogie.
Démagogue en chef, par exemple, Jacques Chirac creusant la fameuse « fracture sociale » pendant un quart de siècle d’action politique aux plus hauts sommets et, après s’en être indigné, sollicitant les électeurs pour la combler ; Jacques Chirac polluant pendant le même temps les nappes phréatiques avec ses décisions en matière agricole et, après s’en être offusqué, affirmant la nécessité d’une écologie qu’il incarnerait ; Jacques Chirac violant la République pendant des décennies – des frais de bouche aux emplois fictifs , en passant par les marchés truqués ou les faux électeurs- et s’en disant le garant comme chef de l’Etat. La liste est longue, chacun le sait...
Prétendant au remplacement et au titre, Nicolas Sarkozy est en passe de décrocher la timbale. Car ce maire refusant la construction de logements sociaux dans sa ville de Neuilly ; cet homme de parti plusieurs fois traître à son camp ; cet encarté défendant une politique de droite depuis son plus jeune âge ; cet allié des puissants fort avec les faibles, faible avec les forts ; cet ami des patrons de presse qui demande et obtient le licenciement d’ un directeur de journal qui expose sa vie privée en dehors des clous fixés par le ministre habituellement iconophile ; ce vindicatif fasciné par les nettoyages de banlieues au kärcher ; cet expéditif qui assimile tout jeune des banlieues à de la racaille ; ce courtisan de Georges Bush auprès duquel il tient des propos de féal de l’autre côté de l’Atlantique ; ce ministre qui convoque place Beauvau le directeur d’une maison d’édition pour interdire un livre à paraître sur son épouse volage ; cet homme, donc, n’existe pas, ou plus, car il a changé…
Ce Nicolas Sarkozy est mort. Enterré. Fini. Décédé. Terminé. Disparu. Trépassé. Plus d’un quart de siècle d’une carrière politique s’envole en fumée. Plus de traces. Pas de preuves. C’était hier. Aujourd’hui, plus rien n’existe comme avant. Car il a changé sous le coup d’une souffrance : cet homme, rendez-vous compte, a été trahi, abandonné, quitté par sa femme – dont il est tombé amoureux le jour même où, maire qui officiait, il a décidé qu’elle ne resterait pas longtemps l’épouse de Jacques Martin, le mari du jour. Avec ce banal adultère des familles, Nicolas Sarkozy a appris la douleur, la peine, le petit homme est devenu grand. Désormais, il peut être Chef de l’Etat.
Donc cet homme nouveau n’a plus rien à voir avec le méchant, le partisan, le sectaire, le traître, le disciplinaire, l’autoritaire, le velléitaire, le réactionnaire, le colérique, l’irascible, le nerveux, l’atrabilaire, le susceptible, l’arrogant, l’ambitieux qu’enseignent trente années de pratique politicienne de Neuilly à Beauvau . Et cette métamorphose, promis, juré, craché, n’a rien à voir avec le désir d’obtenir les suffrages d’électeurs qui disposeraient encore d’ un peu de mémoire et dont l’intelligence ou le bon sens auraient survécus au pilonnage médiatique et hagiographique massif depuis des années de matraquage iconique.
Dès lors, l’homme nouveau, le Nicolas rédimé, le Sarkozy métamorphosé, le candidat aux stigmates présidentiels fait sa déclaration de candidature là même où Chirac avait fait la sienne – qui offrira un jour à cet homme le « que sais-je ? » sur la psychanalyse ? « Le canard enchaîné » prouve dans son édition suivante qu’il n’y avait pas plus de 25.000 personnes, la presse quasi unanime, déjà aux ordres, annonce 100.000 , et ne publiera pas de rectificatif – là comme ailleurs.
Son porte plume Henri Guaino taille le costume nouveau : cet homme qui soutient et met en œuvre depuis trente ans la politique libérale qui génère chômage, misère, pauvreté, délocalisations, paupérisation cite Jaurès et de Blum ; ce maire qui refuse les bâtiments sociaux dans sa ville en appelle maintenant au droit opposable au logement ; le copain des coquins patrons de presse qui débarquent le directeur de « Paris Match » responsable de la publication de l’icône de l’adultère uxoral se fend d’une lettre de soutien à « Charlie Hebdo » embarqué dans un procès moyenâgeux au nom de la liberté de la presse ; le quêteur d’onction américaine qui fait acte d’allégeance à Bush et se désolidarise des positions françaises à la Maison Blanche se réclame désormais du Général de Gaulle et de la Résistance ; ce pourfendeur des syndicats, de la réduction du temps de travail, de l’abaissement de l’âge de la retraite, du droit de grève célèbre la mémoire du communiste Guy Môcquet ; cet homme aux rares neurones intellectuels, qui, pour toute caution culturelle, met en avant Doc Gynéco, Christian Clavier, Johnny Hallyday – courtisan de tous les présidents de la V° depuis qu’il paie des impôts-, cet être qui, hier, ricanait et sortait son revolver dès qu’il entendait le nom de La princesse de Clèves, cite aujourd’hui Voltaire, Victor Hugo , Emile Zola ; ce traître, ce cynique, cet immoraliste, cet apostat multirécidiviste se paie même le culot d’en appeler à la morale, aux valeurs, aux vertus ; cet aspirant nettoyeur de banlieues convoque blacks et beurs sur les podiums de ses meetings ; cet habitué des palais de la République, de l’or des logements de fonction , des lambris de ministères, des voitures avec gyrophares, et escortes policières, débarque devant les caméras en Renault de gamme moyenne pour monter à la tribune et convoquer une fois encore Jaurès et Blum , mais à la Mutualité cette fois ci !
Si l’on veut désormais que les mots puissent encore signifier, alors recadrons les choses et destinons lui celui de démagogue, de candidat de la démagogie, de roi de la démagogie, de chef de la démagogie, de président de la démagogie. Trente années de politique , de la mairie au ministère en passant par les instances départementales et régionales, témoignent de la nature véritable de cet homme de droite qui revêt aujourd’hui des habits de la gauche. C’est un loup déguisé dans les vielles nippes d’une grand-mère. On connaît l’histoire… Je crains que les habits nouveaux séduisent les amateurs d’histoire, de fable, de romans, de films, de fictions. Le soir du deuxième tour, la grand-mère pourrait bien apparaître à la fenêtre de l’Elysée, les habits du travestissement abandonnés à même le sol , démaquillée, avec le visage qu’on lui connaît depuis trois décennies : celui d’un prédateur. Ce soir là, il sera trop tard pour tous les chaperons - rouges ou non…

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3 Re: information le Mar 20 Fév 2007 - 16:26

algue

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J'ai encore l'espoir de ne pas voir apparaitre cette grand-mère à la fenetre le soir du deuxième tour. Non non encore non, un homme peut il mourrir deux fois ?

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4 Une vérité que les médias occultent.... le Jeu 22 Fév 2007 - 19:42

frountil claude


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Nos ministres actuels se gargarisent en affirmant que leur politique s'avère bénéfique pour la France.

Les chiffres sont têtus.

En 2001, le déficit budgétaire était de 1 ,4% soit 20 milliards d'euros: Aujourd'hui :3,2% soit 56 milliards d'euros.

En 2001, la dette représentait 57% du P.I.B. soit 838 milliards d'euros ; Aujourd'hui:65% soit 1150 milliards d'euros.

En 2001, la balance commerciale était exédentaire de 46 milliards d'euros ;Aujourd'ui elle est déficitaire de29 milliards d'euros.

Sous Jospin, le chômage était tombé de 12,6% de la population active à 8,70%; ilest aujourd'hui à 9% sans compter les précaires.

La faute à la durée du travail?....

On travaille en France 1441heures par an et 1443 en Allemagne.

les exportations Allemandes 18,50%en 3 ans, les nôtres 4,80%.

Je me suis montré critique envers le Gouvernement Jospin estimant que sa politique n'était pas suffisamment axée à gauche. Néanmoins je reconnais qu'à cette période notre pays se portait mieux.

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