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"Entre les murs":on en a parlé au Cinémistral

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Francoli


Envoyé spécial
Envoyé spécial
Salle pleine ce jeudi soir au Cinémistral pour le passage de la Palme d’Or du Festival de Cannes 2008, « Entre les Murs », le film de Cantet et Bégaudeau qui alimente pas mal de polémiques depuis quelques temps.

« Tiens, pourquoi tant de monde ? », s’étonne mon voisin. J’ai failli répondre que moi, ça ne m’étonnait pas et que beaucoup de personnes intéressées ou concernées, parents, enseignants, avaient sainement réagi en venant voir ce film. Film qui malgré sa longueur(plus de deux heures), était suivi d’un débat, alimenté par quatre « spécialistes », Guillaume Boulangé, enseignant-chercheur en arts du spectacle à l’université Paul Valéry et intervenant cinéma en milieu scolaire, Lionel Rouzier, professeur au collège les Escholliers de la Mosson à Montpellier, Frédéric Licciardi, professeur d’EPS au collège V.Hugo à Sète et membre d’ATTAC Bassin de Thau et Natahalie Auger, enseignante, chercheur en linguistique et professeur d’université à P.Valéry, co-auteur du livre, « La violence verbale ».

Priscilla Schneider, directrice du Cinémistral a lancé le débat avec cette question en forme de piste : « Ce film est-il pessimiste ou optimiste ? ». Déjà envisager son aspect noir- sans mauvais jeux de mots !- c’était supposer que le spectateur était en droit de se l’approprier.

Et certains ne s’en sont pas privés tant la métaphore de la prison a été filée à plusieurs reprises par pas mal de personnes dans le public, avec la vision de ces murs, de cette cour fermée, de ces barreaux aux fenêtres,de ces jeunes qui ne sortent pas de leur « tierquar »t, pardon, leur quartier ( !), de cette violence verbale et physique qui s’exprime dans la vie de ce collège, manifestement de Z.E.P. de banlieue….

D’où cette considération émise, d’une Ecole, « machine à exclure » car « elle ne fait pas son travail de réparation des exclusions » sociales, effectives depuis la plus tendre enfance, chez ces enfants d’immigrés venus de pays divers et chez leurs parents , sans papiers, ne parlant que peu ou pas Français et victimes de tous les handicaps possibles dans leur marche versl’intégration.

Certains ont même parlé de « violence » faite à ces jeunes quand on les qualifie, au début de l’année scolaire, de « gentils » ou « pas gentils »… !

D’où alors ces montées de violences, verbales et physiques- étudiées par l’équipe de Mme Auger- chez ces jeunes, en perte de repères par rapport à l’Autorité et qui peuvent les mener vers le couperet final au collège en cas de problèmes –couperet voulu exemplaire par certains-le Conseil de Discipline.

Ce qu’un couple, édifié par certaines scènes du film , n’a pas attendu pour sortir de la salle, bien décidé, a-t-on appris par la suite, dans leur choix d’école pour leur enfant : plutôt le privé que le public !!!!!!

Mais ce n’était qu’une toute petite partie du débat, chacun dans la salle –et en France sûrement- y ayant vu ce qu’il voulait bien voir, tant ce film – toutefois qualifié de « touchant et très bon »- est riche en données de toutes sortes sur l’Ecole et l’Enseignement, la jeunesse, les adolescents, la profession d’enseignant, le rôle des parents et finalement le choix de Société dans laquelle nous voulons vivre.

En montrant cette « utopie triste et désespérée » en forme de parti pris pour l’attitude de l’enseignant en question ( Cantet ayant paraît-il voulu valoriser la forme d’enseignement de Bégaudeau-qui a d’ailleurs quitté l’enseignement-), ce film permet-il de faire apparaître une parcelle d’optimisme quand même ? Plus précisément, reste-t-il un espoir ou pas pour « ces élèves » particuliers ?

Certains dans la salle ont tout fait pour trouver un rayon lumineux générateur d’un monde meilleur : cette gamine qui a lu Platon à la maison, grâce à sa sœur, qui « fait du Droit », ces jeunes qui déclarent quand même « avoir appris des choses » à l’Ecole, cette «Ecole qui est cela mais pas seulement cela », cette « vivacité et vitalité » de la classe vue comme un facteur d’émancipation et même le dernier plan du film, cette salle vide « prête à être réinvestie » par d’autres jeunes de la même trempe….sont autant d’arguments qui ont été développés par certains pour que nous ne prenions pas pour argent comptant tout ce qui pouvait choquer et mettre mal à l’aise, par rapport à ce que nous avons connu de « l’Ecole de papa ».

Désir pour les optimistes, de se rassurer, de nous rassurer ? Le débat reste entier et encore ouvert à mille considérations. D’où, admettons-le, l’intérêt de ce film, qui a mérité tout ce public jeudi.

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