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L'Opera de Frontinhan

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1 L'Opera de Frontinhan le Mar 6 Juil 2010 - 18:19

thierrysix

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forum frontignan, opéra de frontinhan
Crédit photo Andreas Praefcke sous licence Creative Commons Paternité 3.0 Unported

L'opéra de Frontinhan est le premier opéra en occitan écrit par Nicolas Fizes (professeur de mathématiques et d'hydrologie à Montpellier, écrivain et poète ) en 1678.

L’opéra de Frontinhan s’ouvre sur l’air de la chanson « Maridats tenètz-vos ben ! » variation de la charge des joutes sur un mode majeur avec des paroles, en occitan, qui explique l’opposition entre « mariés » et « jeunesse » qui fait le jeu.
Les jouteurs la chantaient avant les tournois et lors des cérémonies de la fondation de la ville, souvent relayés par le public jusqu’aux années 1970 (plusieurs partitions conservées au musée Paul Valery de Sète l’attestent)
La mélodie est encore présente dans le répertoire de hautbois de joutes sous le nom de »salut des jouteurs » et la chanson est encore vive dans la mémoire des Sétois.


Maridats tenètz vos ben aicís la joinessa qu’arriba,
Amb son cap de jovent nas en l’èr e lo jarret que tiba
Pavilhons ajustaires
e puòi lo tamborinaire
sens oblidar l’autbòis
Que nos bufarà tot uòi!

Sus la tinteina maridats, quau es aquel que se i asarta?
Seretz totes desquilhats coma de capochins de carta.
Ne tombaretz a l’aiga
Aplatits coma una palaiga,
E colaretz au fons
Coma una bala de plomb.

Tre qu’es donat lo senhau, bufa autbòis! La barca es en rota,
Puòi tres coma cau, e chasca ajustaire s’arc-bota
Quante bèu còp de lança!
La tinteina ne balança,
I a un pavús de crebat,
Mai digús es pas tombat.

La joinessòta dals blus que risiá dau pavilhon roge
Aviá pariat dètz escuts que ne tombarián au mens dotze.
Ie l’an jogada grisa,
I an fach banhar la camisa,
La lança e lo pavús
Lo gauchièr n’a tombat tres.

Las ajustas de Sant lovís es quicòm que jamai nos lassa,
E tot Seta se rejoís, los estrangièrs venon en massa.
Tant qu’aurem lo Bordigon,
Ajatz pas paur que finigan
Aquel jòc se farà
Tant que Seta durarà!

La chanson des joutes (traduction)

Mariés, tenez-vous bien,
Voici la jeunesse qui arrive
Avec son chef de file,
Nez en l’air et le jarret tendu.
Pavillons, jouteurs et puis les joueurs de tambour,
Sans oublier le hautbois
Qui soufflera tout aujourd’hui.

Sur la tintaine, mariés
Qui donc s’y hasarde ?
Vous serez tous renversés
Comme des châteaux de cartes.
Vous tomberez à l’eau,
Aplatis comme une sole
Et vous coulerez au fond
Comme une balle de plomb.

Dès que le signal est donné,
Souffle, hautbois ! La barque est en route.
Puis trois saluts, comme il faut
Et chaque jouteur s’arc-boute.
Quel beau coup de lance !
La tintaine en balance,
Un pavois est crevé, mais personne n’est tombé.

Les jeunes écervelés des bleus
Qui riaient du pavillon rouge,
Avaient parié dix écus
Qu’ils en feraient tomber au moins douze.
Ils l’ont eu amère,
Ils ont eu la chemise mouillée,
La lance et le pavois, le gaucher en a fait tomber trois.

Les joutes de la Saint Louis
Sont quelque chose qui ne nous lasse jamais,
Et tout Sète ce réjouit,
Les étrangers viennent en masse.
Tant qu’on aura la bordigue,
N’ayez pas peur qu’elles s’arrêtent,
Ce jeu se fera tant que Sète durera.

sources :
wikipedia
http://lesmourresdeporc.midiblogs.com/

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