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Jeudi dernier, c'était le 30è Musc'art de Frontignan

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P.Aime


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Le Musc’art de Frontignan continue à se boire régulièrement et agréablement  par son fidèle public, qui est venu, pour certaines personnes des 23 présentes, pour la trentième fois, jeudi dernier 7 mai, au restaurant « Côté Mer » de Frontignan plage, écouter les deux invités du jour d’Angela Mamier,  l’écrivaine venue de Suisse, Catherine Gaillard-Sarron et le chantre de la culture sudiste,  venu de Caux (et non du pays de Caux, en Normandie !), le professeur Jean-Claude Seguela.
Angela Mamier, toujours à l'accueil de ses invités.
Catherine Gaillard-Sarron n’était pas tout à fait une inconnue pour certains ce soir-là, puisqu’elle avait déjà été invitée deux fois à Musc’art mais l’écrivaine est très prolifique et elle vient d’ajouter deux livres aux seize déjà parus auparavant, un livre de nouvelles, dans lesquelles elle excelle, « Paquet Surprise » et un recueil de poèmes où elle n’est pas en reste d’inspiration ni de talent, « Notre Dame Nature ».
Après l’évocation par Angela Mamier, du parcours littéraire riche et varié de Catherine, cette dernière a parlé de son œuvre, avec ses mots et dans un style naturellement fluide, si proche de son écriture.

Catherine Gaillard-Sarron, la sérénité suisse!


Elle a alors présenté son travail comme « un travail artisanal, exigeant quand même, comme celui des confitures-maison », où elle fait côtoyer l’ombre et la lumière, la légèreté et la gravité, l’humour et le réalisme, dans 46 nouvelles, parfois fantastiques,  écrites « pour donner forme à sa pensée et qui respectent la grande loi d’un nombre réduit de personnages et surtout de la « chute » finale, toujours surprenante…
Catherine Gaillard-Sarron aime raconter des histoires. Son écriture se veut « libératoire et jubilatoire ». Elle s’inspire de la vie de tous les jours et les héros de ses histoires peuvent parfois changer le monde. Il s’installe alors une  étrange alchimie entre ces personnages et l’auteure dans des fictions où Catherine est partout présente, d’où son affirmation « j’écris avec mon cœur et mon âme et j’encourage tout un chacun à en faire autant…. ».
Elle a ensuite donné quelques échantillons de ses écrits où le fantastique se marie à la poésie, dans une originalité d’inspiration qui plaît tellement à la Radio Suisse, que 15 nouvelles de Catherine y ont été lues !

Des dédicaces qui rapprochent les auteurs de leur public.
Côté poésie, avec son « Paquet Surprise », Catherine s’engage dans « une quête invisible de perfection, qui échappe toujours », avec la vie, qu’elle raconte et dont elle veut en extraire le miel, mais, prévient-elle, « les abeilles disparaissent » ! Les 70 poèmes de son livre évoquent les  quatre saisons qui passent, à la campagne, où elle vit et qu’elle connaît bien et elle avoue que « c’est au-dedans de soi qu’il faut regarder le dehors… ». La nature, son silence, son chêne, ses morilles (dont elle est une grande spécialiste !), le chant du coucou…jalonnent son parcours d’inspiration et d’écriture presque rousseauistes où Mère Nature est omniprésente. D’où le cri du cœur d’un admirateur présent ce soir-là et qui se demandait pourquoi « une telle pédagogue de l’écriture ne serait-elle pas indispensable aux  enfants des écoles… », une question qui pourrait bien avoir une réponse positive un jour prochain !
Un public de fidèles et de nouveaux, à chaque fois.
 
Avec Jean-Claude Seguela, point de nouvelles ni de chute mais nous sommes quand même renversés, par toute sa culture et la conviction qu’il  met dans la présentation de l’histoire de l’Empire Romain et de la latinité, qui se sont étendus de l’Ecosse à la MerNoire.  Et qui dit Mer Noire, dit…Roumanie, ce qui n’était pas pour déplaire à Angela Mamier, dont la langue de son pays a été européenne avant la lettre et dont sa connaissance approfondie lui a permis d’apporter quelques compléments de culture intéressants à l’excellent orateur qu’est Jean-Claude Séguela.  Lequel nous a fait voyager, en historien et lettré qu’il est, dans le temps de la Voie Domitia, de la Narbonnaise et de la Septimanie (venant de la 7è légion de César !) où l’occitan a été la première langue latine romaine, pendant que l’empereur Trajan (un Ibère) allait à la conquête de la Dacie, la future Roumanie.
Et avec force cartes, Jean-Claude Seguela de montrer que l’Occitanie s’étendait jusqu’à Limoges et que le latin s’est consolidé par le biais des savants et des religieux, pendant que le latin-romain, ou « roman continental », se révélait le dénominateur commun des langues portugaise, espagnole, française et italienne. Une parenthèse au Moyen-Age, où les Wisigoths sont revenus pour donner un coup d’arrêt brutal à la civilisation courtoise mais aussi sa forme à l’actuelle croix du Languedoc !

Jean-Claude Seguela, dans ses oeuvres.


Le 19è siècle arrivé, avec la progression des sciences du langage, a aussi poussé les intellectuels roumains (tiens, tiens il y en a ?!!! Oui, et en particulier, Vasile Alecsandri, qui a gagné en France un prix de poésie alors que Frédéric Mistral était dans le jury!) à se tourner vers la latinité où dans le pays de Frédéric Mistral, prix Nobel de littérature en 1904 pour avoir voulu reconquérir la langue d’oc, 2 millions de locuteurs la parlent  et  5 millions de personnes la comprennent aujourd’hui. La bibliothèque de Béziers comporte d’ailleurs, a précisé M.Seguela, quelque 100 000 titres en occitan et un dépôt va être fait à la bibliothèque nationale de Bucarest, en Roumanie, où, au XXè siècle les jeunes Roumains sont partis eux aussi à la reconquête de la latinité de leur langue en forme de « pan-latinisme politique », ce qui de toute évidence a contribué à créer un pont entre la France et la Roumanie, fait d’Amour et de Paix, générateur de Liberté, toutes valeurs très latines qui unissent aujourd’hui les deux peuples finalement, c’est le grand mérite de Jean-Claude Seguela de l’avoir  aussi souligné.

Un beau symbole, non?!
Après une petite rencontre-signatures autour des livres de Catherine Gaillard et du professeur Jean-Claude Seguela, Stéphanie, la patronne de Côté Mer a servi à une grande table le repas du soir dont elle a toujours le secret.

Le repas d'après Musc'art, toujours un bon moment aussi.
Le 31è Musc’art aura lieu le jeudi 4 juin  à 18h et Vincent Vinas, photographe d'art, présentera une petite conférence sur le thème "Regards croisés sur un monde en mutation", alors que Maurice Nougaret, l’historien du cru, parlera de son dernier livre, "1229 Reconquista".
Et n'oublions pas, pour ceux qui ne connaîtraient pas que l'entrée à Musc'art est gratuite-bien que Musc'art soit maintenant une association,  et le repas non obligatoire!

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eve34110


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il me plairait bien d'y venir, si mes jambes me portent . J'aurais plaisir à retrouver quelques amis  que je n'oublie pas. Alors je vais essayer de retenir la date. Amitié! Eve

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