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Musc'art: Millau apporte sa culture artistique à Frontignan

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P.Aime


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Les retrouvailles, autour de deux nouveaux invités, venus de loin cette fois, entre visages connus, ceux des fidèles parmi les fidèles, qui adhèrent à la formule Musc’art, qui nourrit de culture et d’humain son public à l’esprit ouvert, et ceux des nouveaux, amis des invités venus en soutien et pourquoi pas en curieux, ces retrouvailles, à la fois chaudes, par la température ambiante et fraîches, par celle de la bière, ont de nouveau eu lieu au restaurant Côté Mer, jeudi dernier, à Frontignan-plage.
Venus de Millau, Christophe Liron et Jacqueline Robin, sont loin d’être des inconnus sur leurs terres, d’où l’intérêt de faire connaissance avec eux ici, en terre muscatière.


Angela Mamier, dans la présentation de ses deux amis de longue date, des vrais, qui savent répondre présent pour montrer qui ils sont, avec toutes leurs richesses d’esprit et de créations, n’a pas manqué de souligner la reconnaissance qu’elle leur doit, pour avoir été elle-même leur invitée de travail, à un moment où la future présidente de Musc’art  pilotait à vue, dans un monde artistico-intellectuel où le fait d’être roumaine n’emballait pas forcément le microcosme en place des décideurs d’événements artistiques.
C’est alors la douce Jacqueline Robin qui a ouvert la soirée. Pour d’abord évoquer son passé d’artiste, créatrice de collages pendant quinze ans, après avoir fait l’école du Louvre. Ces collages, utilisant le papier magazine, donnaient une seconde vie au papier, dans des œuvres tendant vers l’abstrait  et qui,  souvent exposées à Millau, ont rencontré un succès mérité et remarqué.  Mais les artistes sont ainsi faits : un jour arrive et ils ont envie d’autre chose ou «  d’ailleurs ». C’est ce qui est arrivé à Jacqueline en 2011, qui passionnée d’Histoire de l’Art, s’est lancée dans des conférences, par le biais  de son blog « Art Dromos » (du grec, le chemin) et de « Passage à l’Art », l’association millavoise qui organise ces conférences sur des thèmes, celui de l’Egypte ancienne, étant souvent privilégié par Jacqueline Robin, passionnée de transmission, celle de l’Art et de la Culture.
Jacqueline a alors mis l’accent sur ses réalisations passées et à venir, qui passent par des partenariats avec les communes de Millau, Aulnay-le-Château, Sauve, Lodève ou Vauvert mais aussi  des sorties et voyages à Paris, au Brésil, au Portugal et en Inde, un pays qui attire cette femme éprise autant de culture que d’humain, qu’Angela Mamier a d’ailleurs fait parler pour aider le public à mieux cerner certaines différences  de comportements, de cultures et de mentalités avec la France. Voilà, pour ce premier souffle d’air frais, venu de Millau…. 


Christophe Liron, qui lui a succédé, a apporté toute une richesse, toute une complexité d’artiste complet qui maîtrise toutes sortes de spécialisations à la fois. Il dirige aussi les éditions coopératives Clapas (400 auteurs et 700 titres publiés), qu’Angela Mamier a pu apprécier lors de l’édition de l’un de ses livres par le passé. Il est surtout l’inventeur d’objets, de personnages en cuir, créations qui ne vont pas sans supporter une certaine réflexion sur les objets rituels dans l’Art, puis sur une autre vision de l’Histoire humaine, pour en arriver à la question centrale, finalement, « qu’est-ce que l’Art ? »
Créateur de « Chapelles d’Art », Christophe Liron investit des chapelles avec les artistes qui y exposent, ce qui, n’en doutons point, n’est pas sans établir certaines relations entre l’Esprit qui peut habiter ces lieux et les créateurs qui viennent y habiter. Et les fameux moines capucins en cuir de Christophe, qui portent l’habit (ou leur habitation !) témoignent , ce n’est pas innocent, de ce souci  chez l’artiste, du spirituel dans la création, même si finalement, l’habit est creux.


 Mais ce cuir en peau d’agneau déclenche aussi la réflexion de Christophe, l’artiste, sur la relation entre l’Homme et l’Animal, une relation qui a longtemps été à la base de la vie artisanale et industrielle à Millau, avec ses cohortes de tanneurs, de mégissiers et autres gantiers, qui ont fait vivre la ville. Et Christophe de se faire aussi l’historien du tannage avec  les excréments utilisés pour la peau des gants de Millau ou avec ce papier à base de poussière de potier –de Roquefort-qui donne une pâte puis une feuille sur laquelle on laisse signes et traces, une technique bien sûr utilisée par Christophe dans des réalisations, diverses, et originales, comme leurs noms.
Tout ceci pour dire que Christophe « fuit la spécialisation….pour ne pas se déconnecter de ses origines humaines… ». Et de poursuivre, en affirmant que « ….nous sommes matière et esprit…et inventer, c’est « inventore » en latin, puiser dans l’univers…. ». Ce qui a déclenché le cri du cœur d’Evy, elle-même grande artiste normando-frontignanaise confirmée « Vous êtes un vrai artiste », compliment évidemment justifié et mérité, aux yeux du public de jeudi soir.


Des projets, en voulez-vous, en voilà, au moins un, pour Christophe avec la création d’une galerie-jardin de 43m de longueur dans ses espaces verts millavois, Millau, sachons-le, signifiant « le milieu de la vallée », une vallée qui  garde et renforce sa vie artistique grâce à de tels artistes-créateurs, de tels esprits, faits d’inventivité, de dynamisme de la pensée et héritiers de tout un passé de savoir-faire ancestral, précieux pour le patrimoine d’une région.


Le repas servi par Stéphanie en fin de soirée, a rassemblé autour de la table tous ceux qui, en échangeant, en se découvrant, apportent aussi à Musc’art son patrimoine artistique et humain très précieux pour sa perennité.

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