FORUM FRONTIGNAN site officiel des citoyens

Forum Frontignan - Site officiel des citoyens


INFOS
VILLE

INFOS PRATIQUES

TOURISME

ECOCITOYENNETE
ANNUAIRE ASSOCIATIONS



Derniers sujets

Vous n'êtes pas connecté. Connectez-vous ou enregistrez-vous

Julien Sanchez, maire FN de Beaucaire, fait forte impression

Aller en bas  Message [Page 1 sur 1]

P.Aime


Membre chevronné
Membre chevronné
Cette soirée du mercredi 21 février est sûrement à marquer d’une pierre blanche (ou plutôt bleu-blanc-rouge !) chez les responsables du Front National de Frontignan qui avaient invité le maire de Beaucaire, Julien Sanchez, à venir montrer, expliquer, définir, ce qu’est vraiment une commune gérée par le FN.

Est-ce la seule personnalité de Julien Sanchez, 34 ans, jeune maire de cette ville du Gard qui fait beaucoup parler de lui (il s’en expliquera), aussi porte-parole national du Front, et président du groupe FN à la région Occitanie (34 élus dont 9 de l’Hérault), qui a attiré une foule inhabituelle dans la salle Voltaire, au point qu’il a fallu vite rajouter des chaises ?

Il y avait peut-être de cela, mais les troupes locales du Front s’étaient sans doute passé le mot pour venir écouter celui qui s’est révélé non seulement comme un (plus) jeune Macron au discours  non seulement très « fluent », comme on dirait en anglais, mais manifestement convaincant par la clarté des lignes exposées, des exemples de cas précis vécus dans sa ville et des mesures prises pour régler un certain nombre de problèmes.
Bien sûr, il ne prêchait que des convaincus mais intrinsèquement, ses propos ont, encore une fois, eu le mérite de la clarté, dans une langue accessible à tous, sans faux-fuyants, ni approximations ou échappatoires.

C’est Gilles Ardinat, conseiller régional FN –et frontignanais- qui le premier a préparé le terrain pour Julien Sanchez : 12 communes gérées par le FN, de très bons bilans, 2018, année de transition sans élections mais avec une « refondation du FN », les Européennes en 2019 où le Front sera présent, et surtout, dans deux ans, 2020, les municipales, qu’il faut préparer, avec des arguments à utiliser sur le terrain, pour élargir les recrutements et établir la liste des candidats, qui seront « ancrés localement », c’est le désir de Marine le Pen.
 
C’était au tour de Gérard Prato, leader de l’opposition FN au conseil municipal de Frontignan, conseiller régional lui aussi et secrétaire départemental du FN, de s’approcher du thème de la soirée en disant qu’ « il n’y avait pas de recettes miracles pour emporter les votes » mais que «  l’apport d’idées nouvelles, d’élus de qualité, dans un esprit constructif d’ouverture, pour de bonnes relations avec tout le monde, pouvait apporter une plus-value à l’équipe à présenter ».

Julien Sanchez est alors revenu, dans son style qui lui est propre (« il dit les choses et n’a pas la langue dans sa poche » a dit Gilles Ardinat) dans une sorte de « «flash-back », sur l’état actuel de la France : un président, « venu du système médiatique, qui a chassé Fillon, puis Marine et qui devait révolutionner et moraliser la vie politique….Or, il a créé un statut et un budget pour sa femme Brigitte…On a vu aussi un certain nombre de députés quelque peu bizarres et des ministres (Bayrou…)peu en accord avec cette morale…La lune de miel est alors terminée, tout le monde est dans la rue..la ruralité  manifeste.. A la prison de Tarascon, on n’a plus le droit de fouiller, alors les couteaux passent…
La discrimination se fait pas les enfants des quartiers : là où ça bouge, on fait des classes de 12, autre part, non ! ..Les services publics sont en péril et on doit tenir encore 4 ans avec  ce gouvernement impopulaire… »
Mais, a poursuivi Julien Sanchez, l’optimisme est de rigueur ;  « il faut préparer l’avenir. Marine a doublé le record de son père au 2è tour des présidentielles…Transformons l’essai et restructurons le parti, oui,  pour gagner »
Mais faute de recette magique, « comment gagner ? », telle est la question. Et pour cela Julien Sanchez avance :
-         Il faut s’implanter localement, pour mieux nous connaître, nous voir à l’œuvre partout où nous serons présents et où il se passe quelque chose. Parce que une mairie gagnée, c’est le conseiller départemental, puis le député, comme à Béziers, qui peuvent suivre.
A Beaucaire, les Républicains sont passés de 24 à 8%. La victoire du FN a relevé du domaine psychologique.
A Beaucaire donc, si une municipalité de gauche a arrêté le jumelage avec la ville et si un Festival de musique a fait sécession, M.Sanchez ne s’en formalise pas plus que cela, l’essentiel étant fondé sur la défense de notre identité et de nos traditions, puisque « ce n’est pas à nous de nous assimiler à l’immigration mais le contraire ». Et d’appuyer : « Nous devons nous sentir en France et montrer que nous sommes chez nous… » D’où disparition du drapeau européen (pas obligatoire) au profit du seul tricolore.
« Le marché-souk, c’est fini… Nous faisons le tri, au profit des artisans locaux et des producteurs du terroir… »
-Pour la sécurité de la 4è ville du Gard, les effectifs de la police municipale (armée) ont doublé (25 policiers), pour une présence dissuasive, jour et nuit. La tranquillité publique est assurée avec la fermeture des commerces à 23h et en repoussant les cris à l’islamophobie !
Pour la fiscalité : «  les trois taux locaux ont baissé depuis 4 ans car nous faisons attention à chaque euro dépensé. Les marchés publics ont été relancés, pour faire des économies…. car je lis tout ce que je signe (pas comme avant !) », a ajouté le maire, qui veut « gérer sa commune, comme on gère son propre foyer » (d’où le refus des 220 € de frais de bouche quotidiens pour le maire, « qui a de quoi se nourrir quand même » !)
Les grands projets aussi ont été relancés, avec la remise en place  des 1607h de durée du travail.
Du coup Julien Sanchez croule sous une montagne de procès, intentés par les forces de gauche, appuyées par une justice plus à leur écoute, mais il en sort vainqueur, surtout quand la Ligue des Droits de l’Homme l’attaque parce que l’arrivée de Jésus dans la crèche risque de provoquer des troubles à l’ordre public !!!!! La CGT et les enseignants de gauche n’ont pas eu plus de chance en attaquant le maire, très sûr de son honnêteté et de son droit à se faire respecter.
-         Alors, « ces élections municipales, ça se prépare, avec une liste à constituer, dans un esprit d’équipe, et la proposition d’un projet politique qui défendra l’intérêt général de sa ville, à bien connaître, et pour qu’elle vive mieux,  ceci à condition de n pas promettre n’importe quoi… »
-         Et Julien Sanchez d’arriver de lui-même sur le point où il était attendu : les repas de substitution dans les cantines de Beaucaire. « C’est fini…C’est une question de principe…Nous sommes en France….On soulève la laïcité à tout bout de champ mais il n’es pas question qu’un interdit religieux vienne entraver nos façons de faire…Je pense être dans le juste et ne veux pas acheter la paix sociale en permettant tout…Nos idées s’installent et les résultats aux élections sont là… » a martelé M.Sanchez, applaudi par toute la salle.
La parole était donnée au public pour des questions.
« Comment avez-vous fait en arrivant ? »  M.Sanchez : « Le maire a accès à tout…Nous avons étudié ce précieux rapport de la Chambre Régionale des Comptes, qui nous a fait rectifier le tir »
Et avec la Police Nationale ? L’accent est mis sur la présence des municipaux car la Nationale, regroupant Beaucaire, Arles et Tarascon, ne peut pas toujours être là au moindre appel. Ce qui le fâche surtout c’est cette « justice laxiste avec le fléau de l’excuse, qui ne résout rien ».
Et en matière de communication ? « Nous court-circuitons la presse locale officielle-dont nous n’avons pas besoin- par nos réseaux modernes d’information »
Et à propos de l’accueil des migrants ? « Nous sommes opposés à toute invasion supplémentaire, créatrice de problèmes. Mais les préfets, qui interdisent les référendums locaux, peuvent nous les imposer, ces migrants. »
Et devant ce monsieur Suisse, qui s’offusque de voir que les Français ont peur de dire qu’ils le sont et se demande pourquoi la France ne se défend pas mieux, M.Sanchez met en cause « la gauche-et un système de medias qui a formaté les esprits- qui par le passé a cultivé la culpabilisation, suivie qu’elle a été par la droite la plus bête du monde, qui s’est déculottée devant elle… »

Tous propos qui ont marqué cette soirée d’une empreinte portée sans ambages par un orateur qui a fait de l’effet, avant que l’équipe locale du FN ne propose d’entonner une vibrante « Marseillaise » avant un apéro dinatoire où les contacts se sont noués non seulement avec les responsables locaux mais aussi extérieurs, comme Myriam Roques, de Sète.

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut  Message [Page 1 sur 1]

Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum