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Nicole Drano-Stamberg, poète frontignanaise

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Pierrot34


Membre éclairé
Membre éclairé
Nicole Drano-Stamberg est poète et frontignanaise. Elle est présidente de "Humanisme et Culture" qui, une fois par mois, invite deux poètes au centre culturel F.Villon et permet au public d'écouter leurs poèmes, de dialoguer etfinalement de mieux connaître la poésie au cours de séances "A la santé des poètes". Quelques mots, pour mieux connaître Nicole Drano.





Nicole Drano Stamberg :Vertiges et célébrations des mots-hirondelles !





Ciel !Ciel !Des poèmes –hirondelles ! est le dernier livre de cette poétesse connue dans le paysage actuel de la littérature , constitué de plusieurs chapitres alternant des poèmes en vers avec des poèmes en prose.

Un fil thématique les relie autour du destin poétique,à lécrivain et sa place dans la société,à sa quête brûlante des mots-hirondelles(très jolie métaphore), des « mots-ailés et sacrés » :

« Ciel !Des poèmes hirondelles !....Faire croître un chant :Quelle passion /Omes amours et toujors l’écriture /Les poèmes hirondelles traversent le ciel du destin des humains. »

Ces mots « passériformes » sont à la fois des hirondelles de cheminée , de ville , domestiques ou célestes .

Leur message est globalement positif et complexe , aérodynamique :ouvrez granges , étables , garages aux Poètes –Hirondelles car c’est le Printemps qui les accompagnera toujours !

Comme cet oiseau si frêle et si fort à la fois le Poète pousse à ses limites le chant- gazouillis grasseyant mais mélodieux , les syllabes entrecoupées de roulements rêches se terminant parfois par un grincement de grille rouillée : « Hirondelle ailée tu reviens avec dans les mots /dszin/a i a ass/ê êll/ouerrr/rsl/ »

La quête du mot vrai tient de l’acrobatie :vrai vol ,tantôt planant , tantôt agité et vif, tantôt pris de vitesse dans le flash de l’instant.

La critique l’a d’ailleurs classée comme une « poétesse de l’instance( vol.L’employée de la poésie)

Nous sommes en pleine tentative de bouger , de changer le langage poétique ,sur un ton tragi-comique ,plein d’ironie :

« J’étais dans la cuisine/Je surveillais le ciel/J’étais dans la cuisine d’un mot /En secouant nos habitudes /…./Je suis encore dans un mot et je le cuisine… »

« L’apparition » de la parole instantanée sur la page « hirondelle de papier » vaut le cri de surprise « de contact » Vitte ou Tsitsihar aigu de l’hirondelle:ciel/que toujours nous butions sur nos émotions/syllabe/qui n’a pas été écrite/et que tu attendais.L’entends –tu/dans la gorge de l’oiseau/venu de la mer.C’était un rythme qui manquait dans le poème. »

Les poèmes alternent entre hiératiques et mystérieuses –hirondelles célestes –dont nous ne saurons jamais rien, des poèmes célébrant la grandeur de l’univers , le poète vit dans un mythe , celui de la Création mais dans ce cas pas comme un démiurge mais comme simple humain : « Tiens mes mains de boue/Avec tes ailes d’ange » ou plus loin : « Habillés de terre il est difficile d’attraper/les mots tout en haut du cyprès » .Les chapitres du livre passent devant les yeux de manière filmique :Les poèmes-hirondelles,Les Hirondelles sans papiers Les Humains Hirondelles , L’Amant –Hirondelle –des songes traçant en silence les grandes lignes calmes de l’âme , de la terre , de la mer, de la vie.

Des poèmes proches de haiku , soucieux de se protéger des confidences ou des effusions , des descriptions allusives faites dans un ensemble de mots énigmatiques : »A Ciel Ciel la pensée printanière/Sels d’argent/Histoire brûlée/de rosier mort ».

Pour l’artiste tout est sacré dans le royaume de la poésie , le poète est un Laboureur qui transforme le monde réel ,le transfigurant et le traduisant dans un langage secret qu’il invente.

L’auteur s’inscrit dans la voie d’un nouveau frisson , épuisant le champ du possible, tout en espérant à la vie immortelle des mots il les cherche avec ferveur , esclave de cet état de grâce , sa drogue .

Où se trouve ce mot-hirondelle (hautain et lointain) ? Quelle magnificence dans ces angoisses existentielles !

« Avec un bâton il faut /faire éclater les mots/tout en bas sur la terr e »

Ces mots-là sont des « clandestins »(ch.Hirondelles sans papiers).

On ne saura pas si c’est une coïncidence le fait que pour les humains clandestins il existe vraiment une association appelée « Les Hirondelles ».

« Les hirondelles sans papiers/tournent autour de la maison/riches trésors/ivres de rien »…

« Les sans papiers qui les consolera ? »

L’humanisme du poète : « ajoute des musique,/des hommes.Ajoute/des piments.Ajoute –les qu’ils soient si puissants ! »

Mot-hirondelle est une somme de mots :stupeur , peur , attente , admiration,grâce, surprise…

Une sensualité romanesque entourent ses poèmes , les mots surgissent du choc de la réalité et de l’imaginaire.

L’errance solitaire , le besoin d’être entendue se font entendre : »Sur l’orbite de nos yeux une

Hirondelle étire un chant de solitude,/s’égosiller ,peu importe qui l’entend .Entendez.Ardoise que personne ne regarde. »

Un tempo musical sur un châssis pictural accompagnent l’attente extrême (en attendant le mot comme on attend… Godot ? »),l’espérance, le découragement , la banalité du quotidien avec un regard ému sur les êtres et les choses d’une beauté évidente : « Francis Bacon et Vincent van Gogh /Soudain ont un toucher/ Sur ma main.Ils tendent un pinceau/Offrir un mot pour eux/dans une torche en feu/sans papier deux hirondelles ».

Les mots ont un pouvoir qui la fascine , ouvrent les yeux sur ce que nous ne voulons ou nous ne pouvons pas voir.

Des vers très beaux font surface , restent en nous, légers avec leur lyrisme ample et original : «ch. Humains Hirondelles :leur visage est un puzzle inouï. /la jeune fille/aux gestes brusques/ôte ses vêtements.Plonge. Elle piétine la mer. » ou plus loin : « Habillés de terre/comme il est difficile d’attraper/les mots tout en haut de cyprès ».

Des poèmes soulevant des mouvements internes obscurs ou lumineux ,des mots qui passent ou trépassent , on joue sur des tonalités osées qui laissent entendre un son neuf.

L’auteur s’impose sur la voie des nouvelles lois poétiques , on peut parler d’un néo-lyrisme assumé , une voie difficile à étiquetter.

Le rythme et le chant donnent de l’expressivisme ,le jeu sur le blanc, le bruit ou le silence ouvre la voie privilégiée d’un possible extase.

Ces poèmes intriguent ,on lève souvent les yeux entre les lignes pour réfléchir car ces poèmes en heurts et en syncopes inventent des vers au plus près de l’impact physique de la sensation –empreinte inédite qui ignore les frontières.

Cette poésie ouverte à toutes les forme d’art moderne, rompt avec tempérament avec quelques chemins de l’art poétique traditionnel.

Le mot-hirondelle est le pilote du cœur (« Pourrai-je en mourrant /oublier le désir ardent /de l’amour » .)contre la solitude ambiante, le noyau d’un « hirondellisme «»qui ouvre la voie d’une élégante tentative de dépasser les limites de la perception ordinaire , d’une vraie plongée dans l’éveil poétique spontané , un vrai rempart existentiel : « Tu riais , tu pleurais.Une larme tomba surla plage,elle fit une tache claire.De ton doigt tu en fis le tour.Apparut le poème. »

Al’intersection du rêve et de la réalité la poésie de Nicole Drano Stamberg se veut une « une offre infinie vers la vie des mots » à travers lesquels elle « peut voir l’invisible qui l’entoure »avec sa sensibilité à fleur de peau »comme révélation »



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