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loin des discours, la rue

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1 loin des discours, la rue le Dim 10 Fév 2008 - 23:22

Jeffe


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Elle est venue avec sa feuille de retraite et une quittance de loyer. Elle attend sagement qu’on lui donne la parole. A 70 ans, Julie bénéficie de 750 euros de revenus mensuels. Elle paie un loyer de 380 euros. «A la fin, il me reste moins de 500 euros.» Dans la salle, les gens opinent. Un vieux monsieur interroge : «Entre la hausse des transports, des loyers, des courses, les enfants qui ne gagnent pas assez, les impôts locaux, ça n’arrête pas. Mais vous avez fait quoi pour ça ?» Jérôme Chartier, député du Val-d’Oise qui conduit une tournée de réunions consacrées au pouvoir d’achat en France pour le compte de l’UMP, est passablement ennuyé. Et doit faire preuve de beaucoup de pédagogie pour vendre les réformes gouvernementales et surtout leur cohérence.

En face de lui, une soixantaine de retraités de la fonction publique, de l’armée, de l’industrie et quelques jeunes, qui ont tous voté Sarkozy, sont venus écouter et essayer de se rassurer. L’exercice tourne vite au débat participatif. Car ce qui inquiète, c’est presque le «trop plein de mesures», comme le dit un jeune retraité. «On n’y comprend plus grand-chose, dit-il en quittant la salle après plus de deux heures de réunion. Un coup on fait du pouvoir d’achat, un coup de la banlieue, un coup de la sidérurgie. Un coup 200 euros pour les vieux. Mais pour l’instant, la vie est toujours aussi difficile.»

Jérôme Chartier et Christian Kert, le député du coin, justifient les réformes qui se bousculent, les lois qui s’empilent : «Personne n’a jamais autant réformé que nous, dit Chartier. Tout se met en place progressivement, regardez-les heures supplémentaires. Votées en août, elles commencent à produire leur effet. C’est pareil pour les mesures sur le logement.» Un discours rassurant, mais qui n’enraye pas la morosité ambiante. «Regardez le rapport de Jacques Attali, dit un retraité de l’armée. 316 propositions qu’on accepte. Puis qu’on enterre. La seule qui valait, c’était celle sur la suppression des départements et Sarkozy la rejette. C’est bizarre, non ?»

Bizarre aussi, les réformes qui touchent les minima pour les handicapés. Un militant associatif, baise-en-ville accroché à l’épaule explique : «Aujourd’hui, avec vos réformes, quelqu’un qui touche l’allocation adulte handicapé verra sa retraite amputée ? On est très choqué.» Surtout au moment où le président de la République annonce une prime de 200 euros pour les vieux titulaires du minimum vieillesse. «Qui va payer d’ailleurs, grommelle un vieux monsieur. Je croyais que les caisses étaient vides ?» «Nous, ajoute son voisin, quand on fait notre budget, on calcule nos dépenses en fonction de nos recettes. Pourquoi l’Etat ne fait pas ça ?»

A la table, les députés acquiescent, expliquent les difficultés de «la réforme». Comme celle, emblématique, du bouclier fiscal : «Aujourd’hui, vos impôts tout compris doivent représenter moins de 50 % de vos revenus, dit Jérôme Chartier. C’est ça le bouclier fiscal, ça n’est pas que pour les riches, comme on l’a lu. C’est aussi pour des gens comme vous, qui touchez des petites retraites, mais qui êtes propriétaires et payez des impôts locaux élevés. Vous devez aller réclamer son application.» Dans la salle, certaines personnes notent et s’exclament : «Enfin, c’est incroyable qu’on nous ait jamais expliqué ça, si c’est bon pour notre pouvoir d’achat.»

La déception affleure. Sur les murs de la salle, les affiches de la campagne présidentielle continuent de proclamer : «Ensemble tout devient possible.» A moins de cinq semaines des municipales, elles sonnent comme une injonction .
liberation



Dernière édition par le Dim 10 Fév 2008 - 23:31, édité 2 fois

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2 loin des discours, les couloirs le Dim 10 Fév 2008 - 23:30

Jeffe


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L'indice de révision des loyers (IRL) change de mode de calcul

L'idée du gouvernement est de ralentir l'envolée des loyers, qui pèsent de plus en plus lourd dans le budget des ménages. Désormais l'indice sera entièrement indexé sur l'évolution des prix à la consommation (hors tabac et loyers), alors que depuis le 1er janvier 2006 il résultait d'une moyenne entre les prix à la consommation (60 %), le coût des travaux d'entretien et d'amélioration du logement (20 %) et l'indice du coût de la construction (20 %).

L'IRL nouvelle version s'appliquera aux nouveaux contrats de location et aux baux en cours quand leurs loyers seront révisés. Selon le ministère du Logement, ce nouvel indice devrait permettre de « redonner environ 500 millions d'euros de pouvoir d'achat aux locataires ». Les professionnels, eux, sont plus sceptiques sur l'impact réel de la mesure car l'inflation repart à la hausse. Un rapide calcul du réseau Century 21 indique que « pour un loyer moyen constaté en France de 547 euros au 4 e trimestre 2007, la différence de loyer au bout d'un an est de 4,98 euros par mois avec le nouvel indice ». Pour 2008, la différence serait encore plus minime, avec un gain de pouvoir d'achat de 3 euros.
le figaro

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3 loin des discours, les murs et le plafonds le Lun 11 Fév 2008 - 11:28

Jeffe


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Les congés des ouvriers du BTP financent le Medef
"Obsolète, inique, discriminant": une poignée de petits patrons du BTP n'ont pas de mots assez durs pour dénoncer le système des caisses de congés payés du bâtiment. Un système hérité du Front populaire, véritable vache à lait pour les puissantes fédérations du bâtiment avec des pratiques qui, du point de vue de ces entreprises, s'apparentent à de l'extorsion de fonds. Le gouvernement, le Medef et même l'Elysée:
tout le monde sait, mais personne ne veut y mettre de l'ordre.
Enquête sur un scandale qui menace aujourd'hui des dizaines de PME du secteur...
...Aujourd'hui, 32 caisses se partagent l'énorme gâteau des vacances des ouvriers du bâtiment: plus de 5 milliards d'euros par an. Comme le montre cet appel de cotisation de la Caisse de la Région de Paris, les congés payés sont facturés à hauteur de 19,6% du "total des salaires plafonnés déclarés à l'Urssaf", là où, en moyenne, le coût des congés ne dépasse pas les 14%!...
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4 loin des discours, la cave le Lun 11 Fév 2008 - 23:19

Jeffe


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Salaires des grands patrons en hausse

Près de trois patrons sur quatre de grandes sociétés françaises ont gagné 40% de plus en 2007 qu'en 2006 grâce notamment à l'augmentation de leur bonus, la rémunération des poids lourds du CAC 40 dépassant les 6 millions d'euros, selon une étude à paraître demain dans le quotidien La Tribune.
En 2007, 77% des principaux dirigeants d'entreprises françaises ont vu leur rémunération bondir, faisant des PDG de l'Hexagone les patrons les mieux payés d'Europe, d'après l'étude de Hay Group.
La rémunération annuelle médiane comprenant le salaire de base, les bonus et les stock-options des patrons des géants du CAC 40 (au moins 40.000 employés et plus de 40 milliards d'euros de chiffre d'affaires) se monte ainsi à 6,175 millions d'euros.

Le Figaro

C'est donc vrai, la méthode Sarkozy marche !

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5 Re: loin des discours, la rue le Lun 11 Fév 2008 - 23:33

thierrysix

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Travailler plus pour gagner plus !!!

Il ne disait pas qui allait bosser plus et qui allait gagner plus Wink

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